CTA de Caen : La FSU dans l’action au quotidien !

(déclaration liminaire de la FSU)

Le jeudi 2 avril se tenait en visio-conférence, le CTA de Caen dont le point principal à l’ordre du jour, concernait les créations et suppressions de postes en lycées généraux et professionnels.

Dans sa déclaration préalable la FSU a rappelé l’engagement de toutes et tous les personnels dans cette période de crise, a demandé un moratoire sur les opérations de carte scolaires et a réaffirmé son opposition à toute fermeture de postes. Toute création ou suppression de poste a de fait une incidence sur le mouvement des personnels déjà rendu si opaque par les conséquences de la loi de la transformation de la fonction publique et la décision rectorale, que dénonce la FSU, de ne pas faire apparaitre les postes au mouvement. Ce qui remet clairement en cause le droit à mobilité des personnels.

Ainsi le Rectorat annonce la suppression de 49 postes en LGT (dont 8 cartes scolaires) et de 18 postes en LP-EREA (dont 7 cartes scolaires). Les conséquences de la réforme des lycées si chère au Ministre de l’éducation nationale est une véritable saignée des DHG des lycées. La FSU s’oppose à ces suppressions de postes et est intervenue systématiquement auprès de la Rectrice suite aux nombreuses remontées de terrain concernant les difficultés rencontrées dans les lycées de l’académie Normande du périmètre de Caen.

Pas moins de 5 établissements ont demandé une audience au rectorat concernant les préparations de rentrée. A chaque interpellation concernant la situation des personnels de ces établissements, l’administration nous a fait la même réponse : le dialogue de gestion s’est tenu avec les chefs d’établissement pour ajuster les besoins avec un abondement d’heures. Cependant l’administration s’est engagée à répondre aux demandes d’audience des établissements concernés, si possible avant la fin du confinement, sous une forme à déterminer qui pourrait être la visioconférence.

Concernant le redéploiement du poste de CPE du LP Thomas Pesquet de Coutances contre lequel la FSU s’est aussi fermement opposée, la Rectrice n’a pas donné de réponse afin d’examiner de nouveau cette suppression de poste avec ses services avant une délibération finale.

Pour l’EPS ce sont 5 postes qui étaient proposés à fermeture. Systématiquement les départs à la retraite et les postes « gelés » sont l’occasion pour le rectorat de supprimer des moyens. Comme pour les autres disciplines le représentant du SNEP-FSU est intervenu sur chacun des cas mais les mêmes réponses étaient apportées par la Rectrice. Cependant nous avons pu arracher la mise au mouvement d’un poste au Lycée J Rostand de Caen.

Pour finir les représentant.es de la FSU ont informé madame la Rectrice, lors de l’instance, que le ministère abondait les enveloppes de moyens pour le premier degré afin de mettre en œuvre ses dernières annonces. Ce que la présidente du CTA a confirmé.

Un nouveau CTA sur cet unique point sera réuni le 9 avril prochain. La FSU a d’ores et déjà demandé que les dispositions prises pour le premier degré le soient aussi pour le second degré.

Car pour la FSU, la rentrée 2020 continue à se préparer sur des bases qui ne sont pas acceptables, en dépit du contexte actuel, ne laissant entrevoir aucune amélioration pour les conditions d’apprentissage des élèves notamment pour les plus fragiles qui auront plus que jamais besoin de plus et mieux d’école.

 

Compte rendu du CHSCTA extraordinaire du 2 avril : Coronavirus.

(Déclaration liminaire de la FSU)

Depuis plusieurs semaines, maintenant et le début de la crise sanitaire que nous vivons, les secrétaires FSU des CHSCTA de Caen et Rouen sont en relation quotidienne avec les autorités rectorales. C’est dans ce contexte que se déroulait le CHSCTA extraordinaire de ce jeudi 2 avril, présidé par Mme la Rectrice d’académie.

Au préalable les représentant.es de la FSU avait envoyé un ensemble de problématiques synthétisant les très nombreuses remontées de terrain relatives à l’expositions des personnels et de leur santé à l’épidémie de Covid 19 et plus particulièrement dans le cadre de l’accueil des enfants de personnels hospitaliers. Ceci dans le but d’obtenir des réponses précises.

Ainsi la FSU a alerté sur le risque de voir diminuer le nombre de volontaires si des mesures de protection n’était pas proposées et si les mesures du « guide à l’usage des élèves en situation épidémique » ne pouvaient être appliqué sur le terrain. A été particulièrement soulevé la problématique du nettoyage des locaux. Des recommandations ont été faites aux collectivités qui ne s’appliquent pas de façon uniforme. Les autorités rectorales ont rappelé que l’objectif est de limiter les structures d’accueil des enfants de personnel hospitaliers même si la population accueillie a été étendue à d’autres professions.

Pour les protections individuelles que la FSU demande depuis plusieurs semaines, notamment via un avis déposé lors du CHSCTA du 3 mars adopté par les seules voix de la FSU contre lequel se sont exprimés le SGEN et l’UNSA, des masques vont être mis à disposition des personnels accueillant les enfants des soignants dès lundi. Un protocole d’utilisation de ces masques va être communiqué au personnel.

Mais nous n’avons aucune information sur la classification des masques distribués. FFP2 certainement pas, chirurgicaux pas certains ! Nous interpellerons à nouveaux les autorités rectorales sur ce sujet.

Suite à la question concernant la transmission de documents dans les établissements aux familles alors que le confinement est instauré, la présidente du CHSCTA nous a informé qu’un partenariat national avec la poste avait été signé. Les documents pourront être déposés sur une plateforme. La poste se chargera ensuite de l’impression et de l’envoie aux familles.

La problématique de la reconnaissance en accident de service et maladie professionnelle de l’infection des personnels volontaires et de l’ensemble des agnt.es sur leur lieu de travail par le covid-19 a été soulevé. Les personnels sont en mission et pour ce fait font l’objet du régime général des AT. La FSU a soulevé la question de la preuve à fournir si les personnels sont contaminés sur le lieu de travail. Il est impératif que cette reconnaissance soit automatique. Le rectorat ne s’engage pas et attend le cadre national ou fonction publique sur cette question.

La question de l’utilisation des moyens personnels des enseignant.es pour assurer le télé-enseignement a ensuite été évoqué ainsi que celle d’une dotation par l’employeur en équipement professionnel informatique et de communication pour l’ensemble des agent.es. Les autorités rectorales ont répondu que cette question est prise en considération mais qu’aucune décision concrète n’est pour le moment prise pour une telle prise en charge. Puis l’information des personnels sur les risques du télé travail a été débattu (troubles musculo squelettiques, césure travail/vie personnelle…). Le rectorat a précisé que deux fiches élaborées par les IA-IPR était en préparation sur ce sujet. Les représentants e la FSU ont proposé que soit envoyé à l’ensembles des agents le guide de l’INSERM sur le travail sur écran.

Les échanges ont aussi porté sur le fonctionnement de la cellule d’écoute académique mise en place dans le cadre de l’épidémie. Cette cellule est placée sous la responsabilité de l’assistante sociale conseillère technique. Elle se compose d’assistantes sociales du rectorat, de psychologues du travail, de CMC…

A la question concernant la réquisition des infirmières de l’éducation nationale, les autorités rectorales ont précisé que les nouveaux textes autorisent les préfets à réquisitionner les personnels médicaux. Les réquisitions se feront sur les personnels volontaires et sur des missions en liens avec leurs compétences. Une liste des volontaires est en cours d’élaboration. Par ailleurs il n’y aura pas de test à l’exposition au covid-19 des infirmières. C’est la politique nationale des tests qui est la règle. Le ministre a clairement indiqué que les personnels à risque ne pourraient intervenir en présentiel, ils pourront être associés aux plateforme téléphoniques ou centre d’appel du 14.

Enfin la date et les conditions de réouverture des établissements scolaires ont été évoqués. Les autorités rectorales ont précisé qu’elles n’avaient pas d’informations précises à ce sujet mais qu’elles actaient de la proposition faite par la FSU d’un CHSCTA préalable à la reprise des cours.

D’ores et déjà un nouveau CHSCTA a été fixé au retour des vacances de pâques.

Les représentant.es de la FSU, en conclusion de ce CHSCTA, ont rappelé que la mobilisation de tous les personnels doit être reconnue et que rien ne doit les mettre en danger !

Sébastien Beorchia, secrétaire du CHSCTA de Caen.

 

Le 14 janvier toutes et tous en grève ! Amplifions encore la mobilisation pour gagner le retrait de la réforme par points. La retraite on la veut meilleur, un point c’est tout !

 

Le premier ministre a reconnu publiquement que la question de la réforme des retraites par points est celle » du choix de société et du niveau de solidarité que l’on veut ». Tout est dit !

Les éléments de langage ne parviennent plus à gommer la réalité de pensions de retraites qui baisseront drastiquement avec la réforme. L’opinion publique soutient toujours majoritairement un mouvement de grève que le gouvernement et certains médias s’évertuent à présenter comme la simple défense d’intérêts corporatistes.

Maintenant, Edouard Philipe se dit « disposé à retirer » un des deux âges pivots pour les départs avant 2027. Le cynisme et le mépris continuent car le gouvernement n’entend pas le moins du monde renoncer à remettre en place un âge pivot.

Ne nous laissons pas « abusés » par ce rideau de fumée. Toutes et tous, n’en déplaise au gouvernement, connaissons les enjeux et les objectifs de cette réforme qui ne veut pas dire son nom, celles des marchés financiers. Alors oui collectivement réaffirmons notre attachement aux solidarités et aux protections collectives. Amplifions notre engagement dans toutes les formes de mobilisations pour obtenir le retrait du projet.

Nous avons toutes et tous à y gagner !

CHSCTA de Caen : Enfin, des avancées !

  Les représentants de la FSU au CHSCTA de Caen réaffirmaient dans un article précédent l’exigence de ne jamais reculer sur l’exercice du droit des personnels. Ils concluaient en rappelant que les enjeux sont de taille et prennent tout leur sens à l’éclairage de la loi pour « l’école de la confiance » dont l’article 1 montre que, pour M. Blanquer, la confiance passe d’abord par la soumission des personnels. Et que c’est cette même logique qui prévaut au projet de loi de « transformation de la fonction publique » qui acterait la destruction pure et simple du paritarisme, de l’exercice du droit syndical dans l’éducation nationale et de la disparition des CHSCT. (suite…)

Compte rendu CTA du 5 mars 2019

Projet de loi « transformation de la fonction publique » et fusion des académies : La FSU engagée au quotidien !

L’ordre du jour de ce CTA, inédit, était prioritairement consacré au barème du mouvement des personnels. A cette occasion les représentant-es de la FSU ont rappelé l’exigence de construire des règles de mouvement qui permettent le droit à mobilité pour toutes et tous les agents. Cet objectif passe nécessairement par une autre politique de l’emploi dans l’éducation nationale et la fin de la suppression de postes (- 119 dans notre académie). (suite…)

L’EPS et le métier grands vainqueurs !

L’EPS et le métier grands vainqueurs !

Au sortir des élections professionnelles la FSU et le SNEP se trouvent renforcés par la profession. C’est un résultat exceptionnel que celui du SNEP dans notre académie et sur l’ensemble du territoire. Ainsi avec près de 84% des suffrages dans une élection où 68% des inscrits se sont exprimés, malgré les difficultés inhérentes au vote électronique et à l’inconséquence du ministère dans son organisation, c’est bien l’attachement aux représentants des personnels, au paritarisme et à notre outil commun « SNEP » qui a été réaffirmé. (suite…)

CHSCTA du 7 juin 2018 : Répression syndicale – Négation du droit – Mépris des personnels !

Le jeudi 7 juin 2018 s’est tenu une réunion du comité santé sécurité et condition de travail de l’académie de Caen présidé par le DRH du rectorat en l’absence du recteur. Après la lecture des déclarations liminaires dans lesquelles les représentants des personnels FSU et Sud-éducation ont dénoncé les entraves faites à l’exercice de leurs missions, pouvait s’ouvrir le « procès » du secrétaire du CHSCTA par le président de l’instance.

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