CAPA Classe Exceptionnelle – Déclaration liminaire

Nous siégeons ce jour à une CAPA extrêmement attendue par la profession. Nous devons dire en préalable que le ministère par le retard dans la publication de la circulaire et par les dates imposées a mis tout le monde (rectorats, personnels administratifs, inspecteurs, chefs d’établissement, commissaires paritaires) dans des contraintes temporelles déraisonnables et des conditions de travail inadmissibles.

Nous n’étions pas demandeurs de la création d’un nouveau grade, car qui dit changement de grade, dit exclusion de certains, et cela se traduit le plus souvent par l’exclusion de certaines.

La création de cette classe exceptionnelle est néanmoins une revalorisation non négligeable des fins de carrières et une ouverture vers de nouvelles grilles indiciaires. Dans un premier temps, il est nécessaire d’élargir son accès au plus grand nombre et d’être attentif à ne pas en boucher l’accès en y promouvant des trop jeunes. En effet, le barème déséquilibré mis en place par l’administration et valorisant un pseudo mérite pose question : sur quels critères exacts cela est il fondé, quelle égalité de traitement entre les collègues ?

Dans un second temps, Elargir l’accès passe nécessairement par l’augmentation des places à la classe exceptionnelle. Cela passe également par la révision de la répartition entre les 2 viviers ! Nous demandons la modification du décret pour permettre une fongibilité des promotions entre les 2 viviers.

Ce nouveau grade et l’arrêté afférent ont provoqué un émoi important chez les collègues et une mise en concurrence nuisible quant aux fonctions reconnues. En effet, la concurrence, la soi-disant rémunération au mérite sont à l’exact opposé des coopérations et échanges indispensables à l’exercice du métier d’enseignant. Le ministre veut tenter de développer l’individualisation des salaires quand nous avons besoin dans tous les établissements de collectifs de travail solides.

Alors que de multiples avis littéraux, que l’on peut qualifier de dithyrambiques, sont relevés dans les documents de travail, seuls 4 collègues du vivier 2 accèdent à la classe exceptionnelle. 

C’est pourquoi, le SNEP FSU revendique une carrière pouvant être parcourue sans obstacle de grade.

Dans notre académie, nous observons :

D’une part, un déséquilibre entre les hommes et les femmes dans le choix des promotions alors que le BO stipule : « Il convient d’accorder une attention toute particulière à l’équilibre entre les femmes et les hommes dans le choix des propositions, conformément aux principes découlant du protocole d’accord du 8 mars 2013 relatif à l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes dans la fonction publique. Vous veillerez à présenter devant les commissions consultatives mixtes concernées un bilan annuel des avancements et des promotions de votre académie, intégrant des données par genre. »

D’autre part, des collègues les plus âgé-e-s, partant à la retraite cette année, qui ne sont pas proposé-e-s

C’est pourquoi nous ferons d’autres propositions…..

 

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