Assassinat d’un professeur à Conflans-Sainte-Honorine

N’hésitez pas à laisser en commentaire ci-dessous les dates, heures et lieux de rassemblements…


Communiqué du SNES-FSU.

Cet effroyable assassinat a été commis contre un professeur qui faisait son métier, c’est donc le cœur de l’école qui a été attaqué : les missions d’apprentissage et d’émancipation.

Le SNES-FSU a appris avec effroi l’assassinat d’un professeur d’histoire géographie du collège du Bois d’Aulnes (78). Cet acte horrible serait en lien avec l’utilisation en cours de caricatures de Mahomet dans le cadre d’un cours d’EMC (enseignement moral et civique). Ce soir, toute la communauté éducative est sous le choc.

Le SNES-FSU présente ses plus sincères condoléances à la famille de la victime et témoigne son soutien à tous ses proches, ses collègues et ses élèves.

Cet effroyable assassinat a été commis contre un professeur qui faisait son métier, c’est donc le cœur de l’école qui a été attaqué : les missions d’apprentissage et d’émancipation.


L’école est le lieu de la construction du citoyen et de sa liberté de conscience, de la formation d’esprits éclairés par la pratique du débat.  C’est une tâche essentielle du service public d’éducation. Attaquer un professeur, c’est attaquer un pilier de notre démocratie et notre République.

Le SNES-FSU rappelle son attachement indéfectible à la liberté d’expression. Cet impératif ne doit pas céder et ne cédera jamais devant le terrorisme.

Dans l’immédiat, le SNES-FSU appelle les personnels de l’Education nationale à faire une minute de silence, demain, samedi 17 octobre, à 11h, dans les établissements scolaires ouverts, en mémoire de notre collègue assassiné.

Face à ce drame, chacun devra se montrer à la hauteur, le SNES-FSU appelle chacun à s’abstenir de toute instrumentalisation et à respecter le deuil d’une communauté éducative meurtrie.

La profession placée en difficulté par les autorités rectorales et leurs conseillers ! Un cas d’école au lycée Corneille de Rouen.

La lettre du Snep Caen et Snep Rouen à la rectrice de l’académie de Normandie

L’article de Paris-Normandie


Suite à la parution de la fiche thématique, « repères pour la reprise de l’EPS en contexte COVID » qui s’inscrit dans le cadre du protocole sanitaire pour les écoles, collèges et lycées, les IA-IPR EPS de Caen et Rouen avaient envoyé à l’ensemble des professur.es d’EPS un courrier synthétisant les dernières préconisations pour la mise en œuvre de l’EPS.

Les SNEP-FSU de Caen et Rouen avaient alors contacté par écrit les autorités rectorales ainsi que les inspecteurs disciplinaires pour les alerter sur le contenu de ce courrier qui énonçait des « principes incontournables académiques » en contradiction avec les textes nationaux, notamment sur le port du masque, plaçant de fait notre académie dans un situation inédite et la profession en difficulté en les confrontant à des injonctions contradictoires.

Nous en avons malheureusement rapidement eu confirmation via la presse au travers de l’article paru dans Paris-Normandie : « covid- 19. Au lycée Corneille de Rouen, des séances de sport pas conformes au protocole sanitaire ».

Le SNEP-FSU est bien évidemment intervenu et a envoyé une lettre à Madame la Rectrice. Au travers de cet article c’est désormais sa responsabilité qui est engagée puisque les autorités rectorales y assurent que le Lycée n’est pas dans la norme des recommandations sanitaires et que « clairement, l’acrosport sans masque, ça ne suit pas le protocole » !

Les faits démontrent qu’Il est impérieux que soit effectué une réécriture des préconisations des IA-IPR EPS de l’académie en adéquation avec le texte national de référence.

Vous trouverez ci-dessous le contenu de la lettre du SNEP-FSU à Madame la Rectrice.

N’hésitez pas à nous remonter toute difficulté du même ordre.

Le bureau académique du SNEP-FSU de Caen.

Dernière minute : Personnels vulnérables-masques DIM.

Le juge des référés du conseil d’état suspend les dispositions du décret du 29 aout 2020 qui avaient restreint les critères de vulnérabilité au covid-19. Suite à cette décision, les membres FSU des CHSCTA de Caen et de Rouen ont demandé à Madame la rectrice de l’académie Normande de placer immédiatement en sécurité tous les personnels vulnérables qui bénéficiaient du télétravail ou d’une ASA.

Suite à la décision du Conseil d’Etat, les membres FSU des CHSCTA demandent alors à Madame la Rectrice d’académie d’accorder sans délais le télétravail ou des ASA à tout personnel se présentant avec un certificat médical stipulant qu’ils font partie du personnel vulnérable au sens du décret du 5 mai 2020 qui s’applique à nouveau en l’absence d’une nouvelle décision du premier ministre (retour à une liste plus large des pathologies reconnues).

Par ailleurs suite à ce qui a été décidé à la préfecture de région Auvergne-Rhône Alpes par la DIRECCTE, les membres FSU des CHSCTA demandent à la rectrice d’user du principe de précaution concernant les masques de protection DIM et, en conséquence, d’ordonner aux personnels équipés de ces masques de ne plus les utiliser et de les remplacer par des masques chirurgicaux.

Veuillez recevoir Madame, l’assurance de notre attachement au service public d’éducation.

3es rencontres pédagogiques d’Argentan, 3 et 4 décembre 2020. C’est parti !

Après une 1ère édition qui a rassemblé près de 50 collègues d’EPS et celle de l’année dernière où nous étions plus de 70 collègues, le SNEP-FSU 61 et le SNEP-FSU académique proposent les 3es rencontres pédagogiques d’Argentan les 3 et 4 décembre 2020.

Lors du stage les mesures gestes barrières seront appliquées ainsi que le protocole mis en place par la structure d’accueil. (suite…)

LE POINT SUR LA SITUATION ADMINISTRATIVE DES PERSONNELS ET COVID :

En cas de mise en isolement (cas contact) :

L’agent-e est en télétravail ou travail à distance. Si cela n’est pas possible, il bénéficie d’une ASA (autorisation spéciale d’absence) .

En cas de symptômes ou suspicion Covid :

L’agent doit se rendre chez son médecin pour obtenir un certificat d’isolement (il n’existe pas de formulaire type). En attente du résultat du test, il est en télétravail ou travail à distance. Si cela n’est pas possible, il est également placé.e en ASA. S’il est positif, c’est son médecin qui prescrira ou pas un arrêt de travail selon l’état de santé (maladie déclarée ou non). En cas de congé maladie seulement, la journée de carence s’appliquera.

En cas de maladie liée à la Covid-19 :

L’agent.e est en Congé Maladie Ordinaire (CMO) avec une journée de carence.

En cas de limitation de l’accueil pour son enfant (classe ou école placées à l’isolement) :

L’agent.e est en télétravail ou travail à distance. Si cela n’est pas possible, il est placé.e en ASA sur présentation d’un justificatif remis par la structure d’accueil (crèche, école ou établissement) et d’une attestation sur l’honneur de l’absence d’autres solutions d’accueil.

En cas de personnels à risques ou ayant un conjoint à risque :

Si leurs fonctions ne peuvent pas être exercées à distance, en particulier pour les personnels enseignants, le travail est réalisé en présentiel. Ces personnels portent un masque chirurgical de type II, mis à disposition par l’académie. La FSU conteste ce point qui ne protège pas suffisamment les agents et demande la possibilité d’autorisation spéciale d’absence et la mise à disposition de masque FFP2 plus protecteurs.

Protocole sanitaire, le SNEP-FSU reçu par les IA-IPR-EPS et l’IG mais…

 

Suite à la parution du protocole éducation nationale du 19 août et des « Repères pour la reprise de l’EPS … » du 28 août 2020, l’ensemble de la profession a reçu un courrier des IA-IPR d’EPS de l’académie le 03 septembre 2020.

Le SNEP-FSU a tout de suite dénoncé des contradictions entre le texte national et le texte académique qui énonce des « principes incontournables » et non des préconisations, et a demandé sa réécriture. Le SNEP a été reçu au Rectorat par les IA-IPR, un inspecteur général et la directrice de Cabinet sur cette question. Les échanges ont débuté en s’en tenant au cadre réglementaire de reprise de l’enseignement de l’EPS en cette rentrée.

Sur le port du masque, le texte national des « repères pour l’EPS » précise : « Le port du masque n’est pas possible lors de la pratique physique. » Le protocole national général précise : « Bien entendu, le port du masque n’est pas obligatoire lorsqu’il est incompatible avec l’activité (prise de repas, nuit en internat, pratiques sportives, etc.). » Pour le SNEP-FSU la compréhension est la suivante : le port du masque est « impossible » et « incompatible » avec la pratique physique. Le texte académique qui le rend possible est donc en contradiction avec le texte de référence national.

Mais pour l’administration présente à l’audience, l’interprétation est différente. Si une phrase dit que « le port du masque n’est pas obligatoire », c’est qu’il est possible ….

La discussion a rapidement tourné en rond, sur ce point pourtant central, tant les analyses de l’administration et celles du SNEP-FSU étaient en opposition.

Nous avons aussi demandé des éclaircissements sur la notion d’engagement modéré conditionnant le port du masque qui peut varier d’un élève à l’autre sur une même situation. L’administration nous a expliqué qu’il suffisait d’individualiser la pratique pour chaque élève afin que tout le groupe reste dans une pratique modérée. Cela montre bien pour nous une déconnexion avec les conditions d’enseignement actuelles et des groupes de plus de 35 élèves très hétérogènes.

Sur la distanciation, « les repères pour la reprise de l’EPS » en contexte Covid, « prévoient une distanciation d’au moins 2 mètres en cas d’activités sportives, sauf lorsque la nature de la pratique ne le permet pas ». Le protocole éducation nationale du 19 août précise qu « une attention particulière est apportée à la limitation du brassage et/ou au respect de la distanciation ».

La lecture du SNEP-FSU académique a toujours été la suivante, la distanciation de 2m doit bien sûr être recherchée le plus possible. En aucun cas le SNEP-FSU n’a incité à pratiquer des activités sans aucune prise en compte du contexte sanitaire. Nous dénonçons par contre le fait que le texte académique fait de la distanciation des 2m un « principe incontournable » et que cette « sur-prescription » est trop limitative.

L’exemple du « rugby à toucher » est révélateur, la distance de 2m peut être maintenue la plupart du temps mais ne peut pas être garantie sur l’ensemble de l’activité. Outre le problème de la contradiction avec le texte national, le texte académique prive donc les enseignants de solutions adaptées à une reprise ambitieuse de l’EPS.

L’administration n’a rien voulu entendre sur ce point et maintien le principe incontournable de la distanciation stricte de 2 mètres sans masque.

Nous attendions une intervention qui replacerait l’académie Normande dans le cadre national et nous avons eu droit à une confirmation de l’éclatement des règles en fonction des territoires.

Pour le SNEPFSU il est urgent de mettre en conformité les différentes prescriptions et préconisations afin que les équipes puissent sereinement organiser leur enseignement d’une EPS ambitieuse dans le respect des règles sanitaires garantissant la santé des élèves et des enseignant.es. Les enseignant.es d’EPS sont des fonctionnaires de catégorie A, responsables et concepteurs de leur enseignement c’est le respect de cette professionnalité que nous avons rappelé. De plus la question de l’accès aux installations sportives est plus que jamais primordiale dans ce contexte et remet au grand jour les revendications que nous portons depuis de nombreuses années.

Compte rendu FSU du CHSCTA COVID 19 du 22/09/2020 : Y a-t-il un pilote dans l’avion ?

Après lecture de la déclaration liminaire de la FSU (cliquez ici), Madame la rectrice a répondu sur le point des Orientations Stratégiques Ministérielles relatives à le nécessité de mettre en place des « temps d’échanges dans l’établissement » sur le « vécu au travail de la crise sanitaire ».
Cette dernière attend des consignes ministérielles et a par ailleurs indiqué qu’il ne fallait pas que la crise sanitaire occulte le travail sur la prévention des RPS. (suite…)

Protocole sanitaire et EPS… gestion calamiteuse des autorités rectorales !

 

La profession ne doit pas payer les pots cassés !

Suite à la parution des « Repères pour la reprise de l’EPS en contexte COIVID » du 28 août 2020, l’ensemble de la profession a reçu un courrier des IA-IPR d’EPS de l’académie en contradiction avec le texte de référence, sous couvert de Mme la Rectrice d’Académie. Loin d’éclaircir et de faciliter la mise en œuvre du texte national, les principes « incontournables » énoncés par nos inspecteurs provoquent confusion et doute chez les collègues dans les établissements comme au sein des instances départementales de l’UNSS. Plus grave, ce texte s’il est appliqué par les collègues les place dans « l’illégalité » au regard du texte national.

Le SNEP FSU Caen a au rectorat et à nos IPR écrit pour expliquer le caractère inacceptable de la situation en insistant sur 3 points (port du masque dans la pratique physique, accès aux installations sportives, distanciation stricte de 2m). Suite à notre intervention, le secrétariat général du rectorat a convenu qu’un texte national ne pouvait pas être contredit par des recommandations académiques. Pourtant à ce jour, nous attendons encore la réécriture de ce texte sur laquelle nous avions eu des engagements des autorités rectorales.

C’est dans ce contexte très particulier, où la profession ne sait plus sur quels repères se baser, que les inspecteurs vont entamer dans l’urgence une vague de rendez-vous de carrière qui n’ont pas pu avoir lieu du fait du confinement. Le flou créé par le texte académique génère des difficultés supplémentaires chez les collègues dans la conception et la mise en œuvre de leurs séances.

Ces difficultés doivent être prises en compte par le corps d’inspection lors des rendez vous de carrière pour qu’aucun collègue ne soit pénalisé à cause de textes contradictoires.

Nous invitons l’ensemble des collègues à nous faire remonter tout problème rencontré lors des rendez-vous de carrière.

Le bureau académique du SNEP-FSU Caen

 

 

COVID-19 : la face cachée de l’iceberg !

La crise sanitaire et sociale que vit déjà notre pays et dont on annonce des développements encore plus dramatiques au cours des prochains mois ne doit pas être minorée et c’est dans le temps que nous devons désormais l’envisager.

    Le SNEP et la FSU n’ont eu de cesse d’alerter les responsables politiques sur les conditions de mise en œuvre de cette rentrée, sur la nécessité de stabiliser et clarifier le cadre législatif relatif à l’épidémie COVID-19 dans l’éducation nationale mais aussi à investir pour permettre, sur le terrain, l’application de mesures nécessaires comme d’autres pays l’ont déjà fait.

    Or force est de constater que rien n’est prêt, et que les personnels se trouvent à nouveau placés face à des injonctions contradictoires et à une impréparation manifeste de la part du ministère et des hiérarchies intermédiaires chantres du new-management. Une fois de plus nos conditions de travail et celles d’apprentissages de toute une génération d’élèves sont fortement dégradées.

    L’épidémie à laquelle nous sommes collectivement confrontés révèle chaque jour le manque d’ambition et d’investissements des gouvernements successifs pour le service public d’éducation et particulièrement pour l’EPS et le sport scolaire. Effectifs classes, postes, installations sportives, réformes inadaptées, mille-feuille territorial…

    Pourtant c’est toute une profession qui fait preuve au quotidien de sa professionnalité pour assurer ses missions de services publique d’enseignement d’une EPS obligatoire et incontournable dans le cursus scolaire.

    Alors oui, il est plus que légitime d’imposer des solutions progressistes de sortie de crise, notamment en remettant les questions de salaires et d’emploi au cœur des politiques publiques. Salaires et emplois ne sont pas des freins à la « relance », ce sont, à l’inverse, des solutions. 

    Cette nouvelle rentrée se fait dans un contexte particulier qui révèle l’accentuation des inégalités sociales, les dégradations de notre système scolaire et de nos conditions de travail. Plus que jamais, plaçons la sous le signe des mobilisations collectives, du progrès et de la réappropriation de nos métiers.

Bonne rentrée à toutes et à tous !

 

Sébastien Beorchia, secrétaire académique du SNEP-FSU Caen