Le 24 janvier toutes et tous en grève ! Un Raz de marée pour gagner le retrait du projet de retraite par points

Fragilisé, le ministère fait tout pour minimiser l’ampleur des mobilisations. La réalité est tout autre, les mobilisations se développent et se multiplient partout sur le territoire.

En parallèle, de nombreux établissements ne disposent pas encore de leur dotation horaire pour l’an prochain, l’administration retardant volontairement l’annonce des suppressions de postes.

La contestation est large et durable. Le 24 janvier prochain sera présenté en conseil des ministre le projet de loi de la réforme des retraites par points dont la mise en œuvre concrète n’a toujours pas été présentée par le gouvernement. Surréaliste !

Mais ce qui est certain, c’est que le cynisme et le mépris continuent en direction de la profession avec les annonces d’Edouard Philipe sur le « report » de l’âge pivot et le projet ministériel (annoncé dans la presse) du gel du point d’indice des enseignant.es jusqu’en 2022 alors qu’il est en pleine négociation salariale avec les organisations syndicales, sans parler du projet de redéfinition de nos missions ainsi que celui des ORS. Cela suffit !

Alors le 24 pas d’alternative, soyons massivement en grève et dans la rue, faisons mentir le gouvernement et augmentons encore l’ampleur des défilés !

Ainsi, le SNEP-FSU Caen appelle toute la profession à construire les conditions de la réussite de la mobilisation, par notamment le dépôt d’heures d’informations syndicale dans les établissements, à être en grève et dans les défilés le 24 janvier pour gagner le retrait du projet de retraite par points et à participer aux différentes initiatives proposées tout au long de la semaine !

Avec le SNEP et la FSU une profession rassemblée ça change tout !



MANCHE :
Mercredi 22 janvier :
Saint-Lô : retraite aux flambeaux. Rdv 18h place de la mairie. Apportez vos sifflets et tout ce qui fait du bruit !
Cherbourg : rassemblement à 11h30 devant la sous-préfecture et dépôt d’une motion
Jeudi 23 janvier :
Cherbourg : retraite aux flambeaux. Rdv 17h30 place du théâtre.

Vendredi 24 janvier : JOURNEE MASSIVE DE GREVE ET DE MANIFESTATIONS INTERPROFESSIONNELLES

Saint-Lô : Rassemblement à 10h30 place de la mairie
Cherbourg : rassemblement à 13h30 au carrefour des luttes, puis manifestation

ORNE
Retrouvons-nous massivement ce 24 janvier 2020 pour crier notre opposition à ce projet qui devrait être présenté en Conseil des sinistres ce jour là.

Manifestation
Départ à 13h
Devant la Préfecture à Alençon

CALVADOS

Vendredi 24 janvier
Grève interprofessionnelle : La mobilisation doit être exceptionnelle
Action Éducation nationale
Dès 7h devant la DSDEN, 2 place de l’Europe à Hérouville-Saint-Clair
A 10h30 AG Éducation (lieu à venir)

Manifestations interpro

Manif au Havre 10h30 – Délégation caennaise dans des cars affrétés ira sur place
(contactez la FSU à l’adresse suivante si vous êtes intéressés fsu14@fsu.fr en laissant vos coordonnées notamment téléphoniques)

Manif à

  • Caen à 14h Place Saint Pierre
  • Lisieux, Place François Mitterrand à 10h30
  • Vire, Porte-Horloge

Le 14 janvier toutes et tous en grève ! Amplifions encore la mobilisation pour gagner le retrait de la réforme par points. La retraite on la veut meilleur, un point c’est tout !

 

Le premier ministre a reconnu publiquement que la question de la réforme des retraites par points est celle » du choix de société et du niveau de solidarité que l’on veut ». Tout est dit !

Les éléments de langage ne parviennent plus à gommer la réalité de pensions de retraites qui baisseront drastiquement avec la réforme. L’opinion publique soutient toujours majoritairement un mouvement de grève que le gouvernement et certains médias s’évertuent à présenter comme la simple défense d’intérêts corporatistes.

Maintenant, Edouard Philipe se dit « disposé à retirer » un des deux âges pivots pour les départs avant 2027. Le cynisme et le mépris continuent car le gouvernement n’entend pas le moins du monde renoncer à remettre en place un âge pivot.

Ne nous laissons pas « abusés » par ce rideau de fumée. Toutes et tous, n’en déplaise au gouvernement, connaissons les enjeux et les objectifs de cette réforme qui ne veut pas dire son nom, celles des marchés financiers. Alors oui collectivement réaffirmons notre attachement aux solidarités et aux protections collectives. Amplifions notre engagement dans toutes les formes de mobilisations pour obtenir le retrait du projet.

Nous avons toutes et tous à y gagner !

Mardi 14 janvier : toutes et tous en grève !

  Communiqué intersyndical du 9 janvier dernier

Tract intersyndical pour le 14 janvier

Communiqué unitaire fonction publique


 

Calvados :

Manifestation le mardi 14 janvier

  • à Caen

10h30 Place Saint-Pierre

  • à Lisieux

10h30 Place François Mitterrand

  • à Vire

17h30 Rassemblement Porte-Horloge.

Le 15 et 16 journées mobilisations en cours de construction.

Manche :

  • CHERBOURG : le 14 janvier : rassemblement gare et statue Napoléon  à 6h, convergence vers la gare à 11h pour barbecue et pique-nique, départ de la manifestation à 13h30 du Carrefour des luttes (Gare), puis animation musicale
  • MERCREDI 15 JANVIER : Lieux, horaires et actions à venir…

  • JEUDI 16 JANVIER : Lieux, horaires et actions à venir…

CHERBOURG : rassemblement à 10h (lieu à définir)

  • la Haye du Puits :

(11 rue du calvaire), mardi 14 janvier à 10h30, devant la permanence de de M. Stéphane Travert, député

Orne :

Lieux et dates à venir :

La lutte continue…

Manche :

Samedi 11 janvier :
–   Carentan : rassemblement à la gare à 10h30
–   Coutances : rassemblement sur la place de la mairie à 10h30
–   St Lô : rassemblement à la plage verte à 10h30
–   Cherbourg : rassemblement sur 2 ronds-points près d’Auchan dès 8h et manifestation à 14h30 à la gare
–   Avranches : rassemblement sur la place de la gare à 10h30
–   Granville ; rassemblement au calvaire à 14h
 
Mercredi 15 janvier :
Rassemblement des enseignants, parents d’élèves et lycéens de tout le département devant l’Inspection Académique à St-lô 15h, pour manifester contre la passation des E3C ( cf. réforme du Bac) et demander leur annulation pour qu’elles soient remplacées par des épreuves terminales et nationales. Un lancer de vieux cartables, manuels et matériel scolaire usagé est prévu pour marquer les esprits ! Information à diffuser massivement pour que ce rassemblement soit le plus massif possible !
 
Orne :

le 11 janvier 2020
Alençon
départ à 14h30
Place Foch (en direction d’Anova)

Flers
10h30
Devant la Gare

Calvados :

samedi 11 janvier

Boulevard du Maréchal Leclerc (devant le Monoprix)

à 14 heures 30

Rdv pour l’Éducation nationale, Place du théâtre

Jeudi 9 janvier 2020… la lutte continue !

Toutes et tous en grève et dans les manifestations le jeudi 9 janvier : poursuivre l’action pour gagner le retrait du projet de réforme des retraites !

    Après un mois de décembre de luttes et trois journées d’action et de grève majoritaires  historiques, l’intersyndicale appelle à une nouvelle journée de mobilisation massive le jeudi 9 janvier prochain, à poursuivre l’action sous toutes ses formes le lendemain et à faire du samedi 11 janvier une journée de manifestation dans tout le pays.
    Dans son communiqué du 3 janvier l’intersyndicale rappelle que « les cheminotes et cheminots, les personnels de la RATP, comme ceux de l’Opéra de Paris et toutes celles et ceux qui sont en grève depuis le 5 décembre, sont plus que jamais déterminé·es et décident chaque jour, la reconduction de la grève » . Enfin elle relève que  » La population, malgré les pressions gouvernementales et médiatiques, soutient très majoritairement le mouvement social. Un soutien qui se manifeste notamment par les nombreux versements reçus dans les caisses de solidarité, ou encore « par la participation à différentes initiatives des syndicats et des grévistes », indique le communiqué.
Les jours qui viennent seront décisifs. 

    La profession et le mouvement syndical ont marqué des points et le gouvernement est acculé. Il doit faire des concessions. Les personnels de l’Éducation, par leur très forte mobilisation, ont gagné la bataille de l’opinion sur la nécessité d’une revalorisation de leurs rémunérations. Poursuivons l’action pour nos retraites, nos salaires et pour notre jeunesse.

    Amplifions collectivement les mobilisations contre ce projet de réforme des retraites et gagnons de nouveaux droits pour toutes et tous. 

Avec le SNEP et la FSU, une profession rassemblée et engagée, ça change tout !


Calavados :

  • A Caen

10 heures 30, Place Saint-Pierre

  • A Lisieux

10 heures 30, Place François Mitterrand

  • A Vire

17 heures 30, Porte-horloge

 

Tract Calvados

Orne

  • Alençon

à 13h
devant la préfecture

 

 

Tract Orne

Manche

  • Coutances 10H30 à la mairie
  • Avranches : Rassemblement à 10h30 devant ENEDIS (5 rue du Général Ruel)
  • Granville :
    Rassemblement 14h30 rond-point du magasin But (45, route de Villedieu)
  • Saint-Lô : manifestation à 10h30 à la Plage verte
  • Cherbourg : actions à partir de 4h, puis barbecue à 11h au carrefour des luttes (gare de Cherbourg)
    Départ en défilé à 13h30 et à partir de 17h, projection, concert, prises de paroles et barbecue

 

CTMEN du 18 décembre, moyens pour la rentrée 2020 : -78 ETP pour Caen !

Pour la rentée de 2020 l’académie de Caen devra à nouveau rendre des postes (-78 dans le second degré) .Soulignant l’insuffisance des moyens, la FSU a décidé d’exprimer la colère et l’inquiétude des personnels en quittant cette séance du CTMEN où sont présentées des mesures de rentrée d’ores et déjà décidées qui vont continuer de dégrader les conditions d’études des élèves et de travail des personnels. Il s’agira désormais de se mobiliser collectivement au plus prés du terrain dans les établissements pour refuser  ces nouvelles suppressions de postes. Les élu.es du SNEP dans les délégations de la FSU au CTA et dans les CTSD agiront pied à pied dans ce sens au côté de la profession. Des outils seront mis à disposition pour accompagner la profession et des stages « agir » sont dés à présent programmés dans les départements.

Avec le SNEP et la FSU

une profession rassemblée et engagée, ça change tout !

Bonne année 2020 : faire gagner les alternatives progressistes !

« Les jours heureux » était le titre utopiste du manifeste-programme du conseil de la résistance, adopté dans la clandestinité le 15 mars 1944, dont est issu le modèle social Français actuel (sécurité sociale, retraites par répartition, éducation, paritarisme etc..). Ce texte fondateur écrit dans l’espoir d’une libération prochaine et d’une société plus juste s’appuyait sur une organisation rationnelle de l’économie assurant la subordination des intérêts particuliers à l’intérêt général.

Mais c’est désormais à un inversement total de valeur auquel nous sommes aujourd’hui confrontés avec la mise en avant d’une sur-individualisation clivante à tous les niveaux. Et c’est bien ce processus qui est une nouvelle fois à l’œuvre avec le projet de réforme de retraites par points, car c’est une solidarité mise à mal pour favoriser les assurances individuelles et la capitalisation.

Le texte en terme d’éducation affirmait « la possibilité effective pour tous les enfants français de bénéficier de l’instruction et d’accéder à la culture la plus développée quelle que soit la situation, la fortune de leurs parents, afin que les fonctions les plus hautes soient réellement accessibles… ». La réforme du collège et celle des lycées sont construites à l’opposé de cette vision démocratique et émancipatrice qui supposait un investissement massif de l’état. Ce qui nous est proposé pour cette nouvelle rentrée c’est – 78 ETP (équivalents temps pleins) dans le second degré, notre discipline et le sport scolaire ne seront pas épargnés !

Le modèle social Français et les services publics n’ont plus à démontrer leur efficience et leur modernité. C’est un tout autre « héritage », que celui du conseil national de la résistance inscrit dans l’avenir, que tente de laisser aux générations futures le président de la république par l’ensemble de ses contre-réformes ultra-libérales dont celle des retraites avec « la clause grand-père », celles du système éducatif et le non-respect des engagements climatiques de la France.

Opposons-nous collectivement à ce projet de société construit sur les intérêts particuliers, c’est l’enjeu de cette réforme inique des retraites. Portons partout, des établissements scolaires à la rue, les alternatives progressistes pour qu’elles deviennent effectives.

Sébastien Beorchia

Âge pivot amené à 64 ans à partir de 2022 : nouvelle arnaque !

Nouvelle arnaque !

Le premier ministre parle d’une gouvernance du système par les partenaires sociaux mais précise tout de suite que, sans décision de leur part (?!), la loi fixera à compter du 1er janvier 2022 un âge d’équilibre à 62 ans et 4 mois qui augmentera de 4 mois pour rejoindre l’âge d’équilibre du futur système soit 64 ans en 2027 (il augmentera ensuite suivant certains paramètres).

Les générations post-1975 ne sont donc pas les seules concernées par la réforme. En effet, celles-ci partiront à la retraite au plus tôt en 2037. Or cet âge d’équilibre doit entrer en vigueur dès 2022. Il devrait donc concerner les générations à partir de 1960 qui auront 62 ans cette année-là. En conséquence si vous êtes né en 1960 et que vous avez cotisé tous vos trimestres (167 trimestres) vous devrez travailler quatre mois de plus pour avoir votre retraite à taux plein.

La génération née en 1965 aura 62 ans en 2027, elle pourra donc prendre sa retraite cette année-là, mais l’âge d’équilibre sera alors de 64 ans. Cette génération devrait donc théoriquement pâtir d’un malus de 10% (deux années de moins) car elle n’aura pas atteint l’âge de 64 ans qui permettra cette année-là de toucher leur retraite à taux plein. Et ce même s’ils ont validé l’ensemble des 169 trimestres, qui dans l’ancien système leur garantit une retraite à taux plein.

La mise en place de cet âge pivot entre 2022 et 2027 pose d’autres questions. Pour ceux qui souhaiteraient partir dès leurs 62 ans sans avoir cotisé le nombre requis de trimestres, se verront-ils imposer une double peine, à savoir une décote pour les trimestres manquants et un malus pour ne pas avoir atteint l’âge d’équilibre ?