Les différents recours pour le mouvement intra 2020

Contestations de mutation.
 
Les résultats des mutations devraient vous être communiqués jeudi 18/06 par le rectorat.
 
        Pour rappel suite à la loi de la transformation de la fonction publique les capa sur le mouvement ont été supprimées. Si vous n’êtes pas satisfait par vos résultats de mutations ou si vous n’obtenez pas de mutation vous pouvez demander à revoir  la décision d’affectation vous concernant. Il vous faudra alors mandater un.e représentant.e du Snep-Fsu pour vous accompagner dans l’exercice de ce recours administratif.
 
Pour cela contacter le responsable corpo du snep par mail :
 
                                         corpo-caen@snepfsu.net
 
 ou par téléphone :
                                        06.83.09.41.00.
 
Avec le SNEP-FSU dans l’action au quotidien.
 
 

Plus jamais ça ! Nous les avons applaudis, maintenant il nous faut les soutenir !

 

Le 16 Juin, toutes et tous mobilisé.es pour la santé.

Dans une déclaration commune, 20 organisations associatives et syndicales réunies au sein de la coalition « Plus jamais ça » lancent un appel à soutenir et participer aux mobilisations prévues le 16 juin à l’initiative des personnels de santé.

Le 26 mai nos organisations ont rendu public un plan de sortie de crise regroupant 34 mesures pour répondre aux urgences sociales et écologiques. Parmi ces mesures, le droit à la santé pour toutes et tous partout : la pandémie du Covid 19 a montré à quel point il doit être une priorité absolue. Et à quel point il relie les enjeux sociaux et écologiques.

L’urbanisation et la déforestation sans limites et avec elles, la disparition des espaces naturels, sont une des causes avancées dans la propagation de ce type de virus des espèces sauvages vers l’espèce humaine. Sa propagation sur l’ensemble du globe est quant à elle directement en lien avec le développement exponentiel des transports aériens. De même que la pollution de l’air par les particules fines favorise les maladies respiratoires, et que des maladies chroniques liées à un environnement dégradé ou à une alimentation de mauvaise qualité, comme les cancers, l’obésité ou le diabète, augmentent nettement les risques de cas graves.

Face à cette pandémie, ce gouvernement est défaillant ! La santé de toutes et tous passe par une distribution gratuite des masques, la gratuité des tests et leur accessibilité. Un plan de production du matériel nécessaire doit être engagé avec réquisition des usines et entreprises en capacité de produire masques et matériel médical.

Cette pandémie a aussi montré l’importance de préserver la santé des travailleuses et des travailleurs. De nombreuses décisions de justice ont pointé la responsabilité des employeurs dans le non respect de leurs obligations de sécurité. Parmi les plus exposé-es, les personnels de la santé ont dû faire face à plusieurs pénuries. Pénurie des indispensables protections pour pouvoir exercer au quotidien leurs activités au côté des milliers de malades. Pénurie de personnels pour être en capacité de prendre en charge l’ensemble des malades dans des conditions correctes. Pénurie de lits et notamment de lits de réanimation pour faire face aux nombreux cas graves.

Pourtant depuis des années ces personnels se sont mobilisés pour obtenir les moyens nécessaires à leur activité essentielle et protéger le service public de la santé. Force est de constater qu’il n’y a eu aucune réponse à la hauteur des enjeux. Les politiques néolibérales ont fait totalement faillite et la pandémie a démontré que le système de santé doit échapper à une gestion privée. Il est urgent de réinventer un système public de santé pour satisfaire les besoins de la population, et réduire les inégalités d’accès à la santé sur l’ensemble du territoire, des zones rurales aux banlieues. 

Avec l’ensemble des personnels, leurs organisations syndicales et les collectifs, nous exigeons un plan d’urgence pour l’hôpital public, pour garantir l’accès gratuit aux soins de qualité sur l’ensemble du territoire. Il est nécessaire dès à présent d’embaucher du personnel avec un 1er plan de 100.000 recrutements, augmenter les salaires en assurant l’égalité avec les personnels étrangers, revaloriser les postes d’infirmières et d’aide-soignantes, supprimer la sélection et créer des places dans les formations de santé, annuler la dette des hôpitaux et augmenter leurs budgets d’au moins 5 %. Ces premières mesures doivent permettre d’améliorer le fonctionnement de l’ensemble des services et d’ouvrir des lits en nombre suffisant au quotidien comme en période de crise sanitaire. Tous les plans de restructuration et de fermetures de sites ou de services doivent être annulés et une logique de coopération doit être mise en place.

Pour assurer un accès aux soins efficient et équitable pour l’ensemble des personnes résidant sur le territoire français, une revalorisation des dispositifs spécifiques comme l’Aide Médicale d’État ou la PUMa, qui ont été sévèrement revus à la baisse l’année dernière, est plus que jamais essentielle. La France doit également concrétiser son engagement de faire du futur traitement un bien public mondial en conditionnant ses financements à la recherche à la mise en commun des futurs brevets développés. La pandémie du coronavirus ne doit pas servir à enrichir les grands groupes pharmaceutiques.

Ce sont aussi les personnels des EHPAD et de l’aide à domicile – des femmes à plus de 95% – qui doivent être reconnus, revalorisés, mieux formés et recrutés en nombre suffisant. Un grand service public de la perte d’autonomie pour sortir ce secteur de la loi du marché est nécessaire.

Ce ne sont pas des médailles que les personnels réclament mais des actes. Pour les obtenir, ils multiplient les mobilisations devant leurs établissements toutes les semaines et appellent à une grande journée de mobilisation le 16 juin partout en France. Nos organisations appellent l’ensemble de la population à manifester leur soutien et partager leurs exigences en se rendant à ces initiatives, tout en respectant les mesures de protection.

Des rendez-vous et rassemblements sont organisés dans les départements. Consultez les sites des sections départementales de la FSU.

Visio « mercredi de l’EPS et du sport scolaire-Le jour d’après »

Le SNEP Caen et Rouen organisent le mercredi 24 juin à 14 heures une visio-débat avec la profession autour des thématiques : quelle EPS et quel sport scolaire en septembre.

La crise sanitaire covid-19 a été l’occasion pour le ministre de l’éducation nationale de remettre au gout du jour son projet SPAM avec un nouveau dispositif, le fameux 2s2c dans lequel s’engouffre la direction nationale de l’UNSS.

Les UFR-STAPS planchent déjà sur leurs maquettes de formation pour l’année prochaine où l’enseignement en distanciel deviendrait majoritaire. Et aucun protocole spécifique à la reprise de l’enseignement des APSA n’a encore été élaboré par notre institution alors que le ministère des sports a déjà publié un guide dont se sont emparées les fédérations sportives.

Alors, le mercredi 24 à 14 heures, connectez-vous nombreuses et nombreux pour débattre et échanger à la visio « Mercredi de l’EPS et du sport scolaire-Le jour d’après ».

Pour vous inscrire cliquez sur le lien ci-dessous :

Mercredi de l’EPS et du sport scolaire-Le jour d’après

La veille de la visioconférence (zoom) les codes de connexions vous seront envoyés.

Les bureaux académiques des SNEP Caen et Rouen.

 

COVID 19 : LA SITUATION DE L’UFRSTAPS DE CAEN

Vers un déconfinement confiné !?

La situation de l’UFRSTAPS de CAEN était déjà bien dégradée avant la crise sanitaire qui nous impacte tous depuis le 16 mars. L’action motrice reconnue pour ses bienfaits éducatifs, sanitaires, sportifs sur les pratiques sociétales de l’humain restait, il y a encore quelques années, le cœur des formations à travers ses pratiques physiques que représentent la formation des étudiants à l’Université par la pratique et l’analyse des différents champs d’évolution des APSA. Néanmoins, avec la LRU (Loi relative à l’autonomie des Universités), depuis dix ans, l’état se désengage peu à peu des politiques de formations des jeunes au sein des universités.

Dans un tel contexte, les STAPS ont subi de plein fouet cette LRU. L’enseignement des pratiques physiques coûte cher tant au niveau matériel qu’humain. C’est ainsi que l’on voit des postes d’enseignants disparaîtrent, des offres de pratique d’APSA de plus en plus minces dégradant la continuité des formations de la licence 1 à la licence 3 et un formatage des candidats étudiants aux concours de recrutement en Education Physique et Sportive dans les INSPE. Ainsi, chaque composante STAPS de France organise son offre de formation comme elle l’entend sous tutelle de l’Université dont elle dépend.

Pourtant, face à la LRU, une question centrale se pose : si l’action motrice reste l’objet principal de la formation au cœur de la problématique des STAPS (ce qui est à espérer !!!), dans quelle mesure les économies d’échelle centrées sur le produire plus à moindre coût peuvent permettre d’assurer une formation complète des étudiants qui se destinent à l’intervention pédagogique dans les métiers de l’EPS, de l’entraînement sportif, de l’entretien physique et des activités adaptées profilées santé ?

Covid 19, l’accélérateur des économies dans les universités : STAPS CAEN en première ligne !?

Avec la crise sanitaire du Covid 19 et l’arrêt inopiné des enseignements en présentiel des formations universitaires à Caen et dans toute la France, le numérique a permis d’établir une continuité des enseignements que le gouvernement s’est empressé de dénommer « continuité pédagogique ». Forte de cette continuité, les STAPS à Caen ont été sommées d’utiliser la plateforme numérique e-campus avec d’innombrables scénarios envisagés dès les premières semaines pour annoncer un calendrier des examens de première session du second semestre sur les trois années de licence au mois de juin. Un premier scénario sur des examens décalés mais réalisés en présentiel assurant une équité des résultats pour tous les étudiants.

Début avril, changement de cap des instances dirigeantes de l’Université : tous les examens se dérouleront à distance via e-campus sauf pour les étudiants concernés par le recrutement kiné qui se déroulera fin juin pour des évaluations en présentiel.

Premier questionnement :

Pour diverses raisons, l’étudiant derrière son ordinateur, à distance, est totalement libre de répondre aux questions posées avec différentes sources d’appuis. Mais tous les étudiants n’ont pas le même accès à internet en fonction de leur zone géographique ; tous les étudiants ne disposent pas du matériel adéquat pour préparer ce distanciel malgré quelques prêts de matériel informatique de l’Université. Ainsi, un certain nombre d’entre eux réalisent leurs examens sur smartphone, support bien moins confortable qu’un ordinateur

Deuxième questionnement :

Nous le savons, l’enseignement en présentiel coûte cher : frais de fonctionnement des locaux (gymnase, salle de gymnastique, locations des stades, entretiens piscines, etc.) et moyens humains. Comment ne pas croire que sous prétexte de crise sanitaire, l’Université souhaiterait mettre en avant les outils numériques au détriment des pratiques sous prétexte d’économies budgétaires ?

Conséquence :

Des enseignements dégradés et dépersonnalisés ne plaçant plus le corps comme vecteur privilégié de communication humanisée et de l’intervention pédagogique.

Troisième questionnement :

Normes sanitaires sécuritaires et pratiques sportives, prétextes de formations et d’enseignements à distance ?

Les fédérations sportives ont déjà bien entamé le chantier en proposant des protocoles pour pratiquer en gardant les logiques internes des APSA. Côté université, la norme 20/80 (20% de présentiel et 80% de distanciel) que veut imposer l’Université de CAEN à l’ensemble de ses composantes pour la rentrée de septembre 2020 impose aux STAPS de CAEN 36 heures de pratique toutes APSA confondues pour les licences 1 sur le premier semestre. Autant dire qu’une telle norme est impossible à mettre ne place et annonce une disparition certaine des offres de formation centrées sur l’action motrice en terme de pratiques. En jouant sur le curseur de la peur que représente le Covid, le management universitaire de CAEN impose une pression temporelle source d’anxiété en imposant une réflexion des enseignements sur la norme du 20/80 avant le 8 juin en envisageant le scénario du pire. Pourtant, le professeur DELFRAISSY, Président du conseil scientifique, annonçait déjà dès le 6 juin que la situation sanitaire était sous contrôle et qu’il fallait laisser les gens vivre. Thomas LEGRAND (Edito éco à 7h45 du 8 juin 2020) (https://www.franceinter.fr/).

Alors que les cafés, les restaurants, les grandes surfaces et les grands magasins sont ouverts au public, que les transports retrouvent un fonctionnement normal (les trains pourraient dès la mi-juin, être remplis de passagers, installés au coude à coude, utilisant un seul et même couloir. Les campings reçoivent des vacanciers, les plages des plagistes et les universités… restent vides !

A CAEN, ce vide, la Présidence de l’Université veut l’imposer par la voie d’un déconfinement confiné. L’UFRSTAPS est le premier impacté. Dans cette optique, de nouvelles expressions apparaissent : hybridation des enseignements dégradés, travaux pratiques (TP) distanciels.

A lui seul, le qualificatif « dégradé » veut tout dire.

Quand bien même, les enseignements pratiques à distances baptisés « TP distanciel » interrogent : les apprentissages moteurs à distance comme hérésie antinomique du cœur de notre métier d’enseignant d’EPS !

Il n’est pas non plus concevable et il est dangereux pour le sens de notre métier de montrer que nous pouvons travailler avec des pratiques en distanciel, nous serions TOUS dépourvu de notre substantifique moelle !!!

Il est déjà difficile pour nos étudiants.es de L1 en difficulté de progresser avec 18h de pratique. Qu’en sera-t-il avec 12, 14h voire moins ?

Rappelons à cette occasion également que notre offre de formation en Licence 1 connaît déjà la peau de chagrin avec la réforme SANTE.

20/80 à l’UFR-STAPS et 2S2C : MEME COMBAT !?

L’université de Caen serait donc une université pilote pour promouvoir le numérique comme source d’économie budgétaire (80% de l’enseignement en distanciel et 20% en présentiel). Ainsi, certains de ces responsables en sont les promoteurs nationaux. Le vice-président délégué aux transformations pédagogiques est lui-même conseiller auprès de la « Mission de la Pédagogie et du Numérique pour l’Enseignement Supérieur » (MiPNES). La vice-présidente déléguée CFVU vie étudiante et numérique est présidente du GIP FUN-MOOC, groupement d’intérêt public avec pour objet de constituer un dispositif mutualisé au service de la stratégie des établissements permettant la diffusion de cours en ligne aux formats de type MOOC/SPOC, et mettant ainsi en valeur une offre académique francophone.

Parallèlement, à l’autre bout de la chaîne des formations, la volonté de mise en place du dispositif 2S2C (Sport, Santé, Culture, Civisme) dans le secteur primaire par le Ministre de l’Education Nationale contribue à une mise en danger de la spécificité de la discipline EPS. En effet, en surfant sur le déconfinement lié à la crise sanitaire, le ministre organise concrètement l’intervention des clubs et des associations sur le temps scolaire afin d’encadrer leur classe en petits effectifs selon les normes sanitaires en vigueur à l’heure actuelle. Or nous le savons, tant par sa formation que pour ses missions, le métier d’éducateur sportif ne se donne pas les mêmes prérogatives d’encadrement que celui des enseignants.es formés.ées à l’enseignement de l’Education Physique et Sportive en milieu scolaire.

Il convient aussi de se demander à l’orée de la rentrée 2020 ce qu’il en sera de ces 2S2C dans le secondaire. « L’Union Nationale du Sport Scolaire qui fédère l’ensemble des associations sportives animés par les enseignant·es d’EPS s’est lancée, via sa direction nationale, dans cette procédure sans consultation aucune de ses instances. Elle joue ainsi le rôle d’entremetteuse entre les fédérations sportives, les services de l’éducation nationale et les collectivités territoriales pour mettre en place le 2S2C sans les enseignant·es qui composent pourtant la chair et le cœur de l’UNSS… C’est donc l’ensemble du ministère de l’Education nationale et l’UNSS qui joue contre ses propres agents. ». (cf communiqué de presse du SNEP-FSU du 14 mai 2020 – 2S2C, un acronyme destructeur- )

 

En bref, de l’Université à l’enseignement primaire et sur l’ensemble du continuum de formation de l’élève, il apparaît indispensable et incontournable qu’en tant qu’enseignants d’EPS nous prenions en main notre destin pour affirmer le sens de notre métier lié à nos valeurs éducatives de pratiques corporelles en action dans le milieu scolaire.

Nous devons toutes et tous nous exprimer et être force de proposition pour affirmer notre spécificité auprès des parents, des collègues des autres disciplines et de nos hiérarchies d’établissement en relatant ce qui se trame pour l’EPS et nos formations universitaires.

AGIR ce n’est pas forcément se plier à ce que l’on veut nous faire SUBIR !!!

Frédéric SCELLOS

Enseignant d’EPS

Délégué de la section syndicale de l’UFRSTAPS de l’Université CAEN NORMANDIE

https://france3-regions.francetvinfo.fr/normandie/calvados/caen/coronavirus-fac-caen-rentree-80-enseignements-pourraient-avoir-lieu-distance-1836612.html

https://www.liberation.fr/debats/2020/06/06/contre-l-uberisation-de-l-enseignement-des-activites-physiques-et-sportives_1790422

 

Non à la disparation des CHSCT

Déclaration liminaire des 5 organisations de la Fonction publique au groupe de travail CHSCT* du 5 juin 2020

Monsieur le Directeur Général

Vous convoquez ce groupe de travail pour discuter du projet de décret qui fusionne les instances de dialogue social dans la Fonction publique à l’instar ce qui a été fait pour le secteur privé avec les conséquences connues de dégradation du dialogue social avec moins de représentants de personnels et moins de droits syndicaux. (suite…)

AUDIENCE VISIO SNEP-FSU ET SG ET IPR DU 25 MAI 2020 (CAEN ET ROUEN)

  • M le Secrétaire Général de Caen, Mme Lacoste Directrice de Cabinet de la rectrice,
  •  M FOSELLE, DRH.
  • Mme GARNIER Sophie et M KOGUT Pascal, IA-IPR EPS.

 

  • Sébastien BEORCHIA, S3 SNEP Caen.
  • Eric JOUFRET, Aude JOUSSAIN et Nathalie VERNIER, co-S3 SNEP Rouen.

 

 

I. REPRISE D’ACTIVITE EN EPS 

 

Les IA-IPR EPS de l’académie ont envoyé à toute la profession deux lettres d’informations relatives à la reprise d’activité en EPS.

Des questions sont cependant toujours en suspens sur les conditions précises de cette mise en œuvre au regard de textes et d’injonctions parfois contradictoires (circulaire de réouverture des établissements scolaires du 7 mai, décret du premier ministre du 12 mai et le protocole sanitaire du second degré).

             Le SNEP-FSU est donc intervenu sur plusieurs points :

 

1. Port des masques et distanciation :

 

Les choses sont désormais stabilisées les personnels doivent porter un masque en présence d’élèves (protocole sanitaire).

Les collégiens doivent aussi porter le masque (préconisation rectorale), les établissements ont reçu des dotations.

La pratique sportive est déconseillée avec port de masque. Ainsi les IA-IPR ont précisé les choses. La pratique sportive doit se faire prioritairement en extérieur.

Pour les activités de faible intensité statique la distance à respecter est de 5 mètres pour toutes autres activités la distanciation est de 10 mètres.

Il a été précisé que si les distances pouvaient être préservées, les élèves pouvaient enlever leur masque.

Lors des déplacements le port du masque est obligatoire.

 

2. Déplacements vers les lieux de pratiques :

 

L’article 6 du décret rappelle que : « Tout rassemblement, réunion ou activité à un titre autre que professionnel sur la voie publique ou dans un lieu public, mettant en présence de manière simultanée plus de dix personnes, est interdit sur l’ensemble du territoire de la République ».

Cette question est encore à trancher et les autorités rectorales vont apporter une réponse juridique sur ce point.

Quoi qu’il en soit le protocole sanitaire et le décret du 12 mai rappellent tous deux « qu’afin de ralentir la propagation du virus, les mesures d’hygiène définies en annexe 1 au présent décret et de distanciation sociale, incluant la distanciation physique d’au moins un mètre entre deux personnes, dites « barrières », définies au niveau national, doivent être observées en tout lieu et en toute circonstance ».

 

Pour finir, les IA-IP EPS de l’académie ont souligné que l’encadrement des pratiques sportives et le choix des pratiques étaient renvoyés à l’expertise des professionnels que sont les professeurs d’EPS dans les établissements en fonction de la réalité du contexte. Sans oublier que l’EPS doit participer, comme les autres disciplines, à la reprise des enseignements dans le cadre du protocole sanitaire défini par les établissements.

 

 

II. DIPOSITIF 2S2C : QU’EN EST-IL DANS NOTRE ACADEMIE ?

 

L’idée générale de nouveau dispositif Sport Santé Culture Civisme (2S2C) est de permettre, sur le temps scolaire, de réaliser des activités sportives et culturelles. 

Cela heurte particulièrement les enseignants d’EPS de notre académie, tout comme les enseignant.es d’autres disciplines telles que l’éducation musicale et les arts plastiques.

Le ministère de l’éducation nationale utilise ce temps de crise pour faire passer un dispositif qui est une négation de notre professionnalité et de nos métiers. En plus d’accentuer les inégalités sociales et territoriales dans l’accès aux APSA, ce dispositif nous expose à des difficultés supplémentaires concernant l’accès aux équipements sportifs du fait de la priorité accordée dans certaines collectivités à sa mise en œuvre.

Pour le SNEP-FSU ce dispositif entre en concurrence directe avec l’enseignement de l’EPS, par un effet d’annonce séduisant la prise en charge des élèves :

  • Sur le temps scolaire : n’est-ce pas pas une volonté d’externalisation de l’EPS, alors que les moyens humains existent déjà en termes de personnels qualifiés ?
  • Dans notre académie, allez-vous appuyer ce dispositif sur le temps scolaire, au détriment de l’enseignement de l’EPS déjà existant ?

 

Réponse du SG Caen : ce dispositif ne se réduit pas au sport, mais comprend aussi la culture, la santé et le civisme. C’est la globalité du temps scolaire de l’élève qui doit être pris en compte, avec un temps de réappropriation…Les élèves ne seront pris en charge qu’à mi-temps dans les établissements : ce dispositif permet d’accueillir les élèves sur l’autre partie du temps scolaire. L’ensemble des ressources de l’établissement doivent être sollicitées et après seulement on peut faire intervenir des personnes de l’extérieur.

 

Réponse des IPR : c’est un dispositif complémentaire à l’EPS, il n’est pas question de remplacer l’EPS, dans le second degré.

  •  Qu’en est-il dans notre académie, la priorité sera-t-elle donnée aux intervenants du dispositif 2S2C au détriment de l’enseignement de l’EPS ?

 

Réponse des IPR : Comme pour cette fin d’année les activités en extérieur sont privilégiées, il ne devrait pas y avoir d’interférences… les enseignants d’EPS conservent les créneaux d’installations sportives qu’ils ont réservés au début de l’année scolaire Il s’agit donc de faire pratiquer les élèves en extérieur dans les meilleures conditions possibles. C’est le bon sens qui l’emporte dans les jurisprudences et l’enseignant d’EPS sera soutenu…

  • Ce dispositif va être totalement pris en charge par le budget de l’Education nationale (250 millions d’euros au niveau national rien que pour cette fin d’année, ce qui peut faire un budget allant jusqu’à 750 millions d’euros pour l’année prochaine).

Comment interpréter les nombreux postes supprimés dans l’académie au regard de ce budget ? 

Quel sera le budget que l’académie prévoit de consacrer à ce dispositif ? A quel taux horaire seront rémunérés les intervenants, et donc combien d’intervenants prévoyez-vous d’employer ?

Réponse du SG : le budget académique ne sera pas impacté, c’est un financement ministériel dans sa totalité. Les tarifs sont régis par les conventions conclues au niveau local. A ce jour il n’y a pas de connaissance du nombre d’intervenants ni du nombre d’établissements concernés au niveau académique puisque le soutien financier sera plein et entier par « la centrale ».

 

  • une convention doit être signée par le chef d’établissement, les associations et les collectivités territoriales : combien d’établissements scolaires sont concernés par la mise en place des 2S2C ? Et quels sont-ils ? Quelle instance a été en charge de sa mise en œuvre dans notre académie ?

Réponse du SG : Nous n’avons pas encore de réponse sur les établissements concernés par ce dispositif.

  • ce dispositif permet la « continuité pédagogique » : quid du travail distanciel qu’ont fourni les enseignants d’EPS lors du confinement ? Comment oser parler de continuité lorsque les élèves sont confiés à de nouveaux intervenants, qui n’ont aucun vécu antérieur avec nos élèves ? Quelle qualification sera exigée aux intervenants de ce dispositif ?

 

Nos Inspecteurs Pédagogiques Régionaux EPS sont convaincus que « les enseignants d’EPS de l’académie Normandie sauront relever, en équipe, le défi de cette reprise » (courrier reçu le 7 mai 2020). Dans ce contexte, c’est une profession toute entière qui s’attelle à enseigner l’EPS en tenant compte du protocole sanitaire à appliquer. 

  • Quelle cohérence éducative peut-on voir dans la sollicitation de personnels extérieurs à l’établissement, sans connaissance préalable des élèves et sans niveau de qualification défini ? La circulaire ne demande aux intervenants qu’une « preuve d’honorabilité ».

Réponse du SG : pas de réponse précise.

III. LGT et LP : EXAMENS 2020 ET 2021

 

 

1. Examens 2020 :

 

Les enseignants d’EPS auront pour certains remplis 3 logiciels différents pour rentrer les notes d’EPS de bac 2020. La profession a un fort sentiment que le travail fourni ne sert à rien. 

 

Est-ce que les éléments ci-dessous sont confirmés ?

Les rattrapages sont annulés : oui

Toutes les épreuves ponctuelles sont annulées : oui

Pour le BAC EPS, dès lors qu’au moins deux CCF auront été faits, ce serait eux qui seraient pris en compte. 

 

Lorsqu’il n’y a qu’un seul CCF, ce dernier serait complété par les notes de contrôle continu pour en faire une moyenne. Si l’élève n’a pas été présent lors du cycle, il faudra trouver une note « révélatrice du niveau de l’élève ». 

 

Faut-il prendre une note de seconde ou de première de la même activité ? 

Les IPRs font confiance aux équipes sur ce point sont toujours en attente de la circulaire nationale.

Il faudra argumenter cette note, dans quel cadre sera fait cette argumentation (sur le logiciel lotanet ?). 

 

L’EPS fera remonter ses notes de la même façon que les autres disciplines, il faudra pouvoir l’argumenter mais pas forcément lors de la remontée des notes. Réponse pas très claire là-dessus.

Si aucun CCF sur les deux premiers trimestres, comment serait évalué l’élève ? 

Les IA-IP sont en attente de la circulaire nationale ;

Le SNEP-FSU est en désaccord avec la prise en compte du seul contrôle continu s’il n’y avait pas de CCF. Par souci d’équité entre les candidat.es, il semble plus juste que les élèves n’ayant pas été évalué.es par CCF soient placé.es comme s’ils étaient « dispensé.es » ou « non évalué.es 

 

Devant toutes ces évaluations qui seront plus locales que d’habitude, le SNEP-FSU est pour le maintien des commissions d’harmonisation qui devraient se tenir en amont des jurys. Il y aura des commissions d’harmonisation mais uniquement toutes disciplines avec des sous commissions   pour harmoniser au mieux. Il n’y aura donc pas de commission spécifique EPS.

Toujours selon les informations dont nous disposons, plusieurs éléments appellent encore à des réponses :

– Les sportifs/ives de haut-niveau scolaire bénéficieront ils/elles de la note de 16/16 puisque l’oral n’aura pas lieu ?  

En attente de la circulaire nationale 

– Où en est-on pour les CAP ? Quelle règle s’applique pour les CAP ? 1 note sur les 2 demandée suffit-elle ? 

En attente de la circulaire nationale

 

 

2. Retour des protocoles 2021 :

 

La délégation a rappelé que, selon l’enquête nationale du SNEP-FSU, 92% des enseignant.es d’EPS sont en désaccord avec cette réforme, en particulier sur le caractère local des épreuves et la perte des points en motricité et l’évaluation AF2 et FL3 très chronophage tout au long du cycle qui va faire basculer du temps d’apprentissage en temps d’évaluation certificative.

Nous continuons à demander à minima le report d’un an de l’application de ses protocoles avec l’utilisation des anciens pendant l’année de transitions.

Quelle date précise et quelle procédure pour faire remonter la proposition de protocole sur 1 APSA ?

 Sur le logiciel e-pack eps (qui sera utilisé à Caen dès cette fin d’année scolaire). La date devrait être donnée rapidement.

 

Comment sera constituée la commission des référentiels ?

 

C’est la même que la commission d’harmonisation avec un renouvellement par tiers tous les 3 ans.

 

Quels collègues y participeront ? Quels critères pour les choisir ? Spécialiste d’activité ? Profs de lycée ? Autres ? 

Pas de réponses précises.

La composition sera-t-elle la même en juin et en septembre ?  

Oui 

Quelle seront leurs missions ?

Pour juin uniquement mission de conseil pour savoir si l’exemple de référentiel est recevable par rapport aux critères nationaux. Volonté d’éviter des erreurs et de trop gros écarts par rapport au protocole national.  Ce protocole d’essai ne sera pas archivé la validation se fera en septembre pour l’ensemble des protocoles.

Commentaires du SNEP : 

Pour septembre, il faudra bien que les protocoles soient validés et donc que la commission se positionne plus clairement.

Nous demandons qu’il y ait une lettre de mission claire qui soit produite. Pour le SNEP FSU, cette méthode représente une dangereuse dérive qui n’aurait pas cours avec des référentiels nationaux. Il n’est pas acceptable de demander à des collègues de juger le travail de leurs pairs. Ce niveau de hiérarchie intermédiaire n’existe pas dans nos statuts et peut avoir des conséquences critiques dans les relations entre collègues.

Se pose aussi le problème de protocoles qui n’auront pas pu être testés avec des classes en amont. Créés dans l’urgence, ils vont très sûrement poser des problèmes d’organisation imprévus. Cela nous conduira à une impasse puisque le protocole étant validé et annoncé aux élèves, il ne pourra être modifié. 

D’un point de vue plus global, le SNEP-FSU dénonce la disparition des référentiels nationaux. Faire des choix concernant les critères et le protocole même de l’évaluation va entraîner de fortes disparités sur ce qui est attendu d’un élève en EPS sur l’ensemble du territoire. Il ne s’agit pas d’entraver la liberté pédagogique mais de se donner un objectif commun : libre à chacun d’exercer son expertise professionnelle pour permettre à l’ensemble des élèves d’atteindre cet objectif, où qu’ils soient scolarisés…

 

CHSCTA (15 mai 2020) de Caen : Non Madame la Rectrice, tout ne va pas très bien !

(déclaration de la FSU à télécharger)


Ce vendredi 15 mai se tenait la dernière réunion du CHSCTA réuni sur le périmètre de Caen et de Rouen. En ouverture de l’instance, après avoir loué l’engagement remarquable des personnels et des enseignant.es de l’académie, Madame la Rectrice a fait part aux représentant.es de la souffrance des IEN qui étaient malmenés et qu’elle avait reçus en audience.

La présidente du CHSCTA devait certainement faire allusion à un article de presse et aux remontées journalières que les représentant.es de la FSU sont contraints de faire aux autorités administratives pour rectifier les dérogations répétées de certain.es IEN aux directives écrites pourtant par la rectrice elle-même.

La délégation de la FSU est alors intervenue sur les graves difficultés et la souffrance exprimées dans les fiches RSST par les directeurs et directrices, et enseignant.es depuis la réouverture partielle des écoles, (plusieurs dizaines en quelques jours). Fiches pour lesquelles la plupart des IEN semblent juger qu’il n’est pas nécessaire d’apporter une réponse pour y remédier. C’est pourtant là une de leurs missions réglementaires comme pour tout chef de service. Ainsi les représentant.es de la FSU exigeront de la présidente du CHSCTA que toutes les fiches auxquelles des réponses n’ont pas été apportées soient vues en instance. Après lecture de quelques-unes d’entre elles il n’y avait plus aucun doute, contrairement à la communication ministérielle, les conditions de réouverture des écoles sur seulement quelques niveaux posent déjà problème.

Par la suite il a été demandé à la présidente du CHSCTA de clarifier sa position sur le DUER au regard de l’évaluation du risque COVID-19.

Les débats ont ensuite porté sur la mise en œuvre du protocole sanitaire : livraisons et nombre de masques disponibles, réapprovisionnement, gel, équipement de protection pour les infirmier.es, nettoyage et désinfection dans les écoles et établissements, procédures pour accompagner les gestes professionnels du quotidien des enseignant.es, matériel partagé, aménagement à l’accueil des CIO, ORS et des documentalistes…

Au travers des réponses apportées les représentant.es de la FSU ont fait part de leur inquiétude quant à la dérive rectorale qui consisterait à ne pas appliquer dans sa totalité le protocole lorsque celui n’est pas en mesure d’être mis en œuvre dans un établissement. Remettant alors en cause les garanties sanitaires pour la santé des personnels et des usagers.

Des clarifications ont ensuite été faites quant aux droits des personnels à risque à être placés en télétravail et à ceux qui sont parents, de pouvoir exercer comme tout citoyen leur choix à envoyer ou non leurs enfants à l’école.

Puis la FSU a fait une demande d’accompagnement des conseillers pédagogiques pour les enseignant.es du premier degré et des IA-IPR d’EPS pour les professeurs du second degré pour la mise en œuvre du protocole dans les activités physiques nécessaires aux élèves. Notamment dans la précision de critères pour définir les activités dites à intensité modérée, ou intensives qui conditionnent des distanciations différenciées. Des consignes seront apportées dans ce sens.

Enfin la perspective d’ouverture des lycées a été évoquée. La réponse apportée par Madame la rectrice étant que si l’état décide d’ouvrir… les lycées ouvriront.

Enfin la question de la rentrée de septembre a été soulevée par les représentant.es de la FSU et notamment la nécessaire clarification réglementaire du temps présentiel et du temps télétravail qui ne doit pas dégrader les conditions de travail des agent.es.

Pour la FSU cette réouverture est précipitée elle aurait dû se faire en septembre pour laisser le temps à toutes les catégories de personnels d’organiser conjointement une mise en œuvre du protocole sanitaire dans les établissements et les services, garantissant à la fois la santé des personnels des usagers et les meilleures conditions d’enseignement pour les élèves.

Que faire si le protocole sanitaire n’est pas respecté dans mon établissement ?

 

Dès le 11 mai puis le 18, si vous devez vous rendre dans votre établissement et que le protocole sanitaire n’est pas respecté ou ne peut pas être respecté dans sa totalité, alors vous pouvez agir avec vos représentants syndicaux du SNEP-FSU. Pour rappel la fermeture d’un établissement ou d’un service pourra être prise si le protocole sanitaire ne peut être mis en œuvre.

Le rôle crucial du RSST dématérialisé

Le registre santé et sécurité au travail (RSST) est un outil qui va prendre toute son importance dans les moments délicats à venir. Cela tient au fait qu’en saisissant une fiche dans ce registre pour signaler un problème, vous alertez immédiatement votre supérieur hiérarchique et cela de façon indélébile car aucune fiche ne peut y être retirée. Vos collègues d’établissement, les services santé et sécurité au travail du rectorat et les représentants du personnel au CHSCT ont aussi accès en direct à ces fiches et pourront les consulter. Saisir une fiche pour un problème de ce champ c’est aussi vous décharger de votre responsabilité si la résolution du problème ne vous incombe pas ou vous est impossible.

Au bas de cet article, vous trouverez le mode opératoire pour saisir une fiche dans le RSST.L

Les cas simples et peu graves.

Nous vous proposons de suivre les étapes suivantes :

  1. Prévenir son supérieur hiérarchique (chef d’établissement) du défaut de respect par tous les moyens et lui demander d’y remédier. Cela devra se faire par écrit via le RSST dématérialisé pour en garder une trace et vous décharger de toute responsabilité même si dans un premier temps cela peut se faire à l’oral ou par courriel pour plus de célérité. Jusqu’à ce qu’il intervienne, mettez-vous et vos élèves en charge en sécurité. Si la mise en sécurité temporaire n’est pas possible, alors il s’agit d’un cas grave évoqué ci-dessous.

  2. Une remédiation au problème rencontré doit être trouvé très rapidement par votre supérieur.

  1. Si la difficulté rencontrée est résolue, tout rentre alors dans l’ordre. Si à ce stade vous n’avez pas saisi de fiche RSST, alors nous vous demandons de le faire dès que possible. Une brève fiche dans le RSST dématérialisé permet de consigner le défaut. Cela permettra d’avoir une mémoire sur l’établissement et l’académie des toutes les difficultés rencontrées et d’intervenir si certaines sont récurrentes dans le même établissement ou sur plusieurs établissements.

  2. Si la difficulté n’est pas résolue, alors cela devient un cas grave décrit ci-dessous.

Les cas non résolus ou graves.

Si aucune remédiation n’arrive rapidement ou que d’emblée il s’agit d’un cas grave, alors :

  1. Il faut avoir averti votre supérieur hiérarchique (chef établissement) sans délai et par tous les moyens si cela n’a pas été fait car c’est d’emblée un cas grave (fiche RSST dans tous les cas plus appel téléphonique ou courriel pour plus de célérité).

  2. Prévenez alors un.e représentant.e du SNEP-FSU qui fera remonter à un membre du CHSCTA pour saisir la rectrice afin de résoudre sans délai le souci ou prononcer la fermeture de l’établissement. 

 

Comment saisir une fiche dans le RSST dématérialisé ?

  • Rendez-vous sur votre « espace professionnel »
  • Cliquez sur l’icône « Registre Santé et Sécurité au Travail »
  • Cliquez sur « saisir une fiche et laissez-vous guider en complétant le formulaire.

 

CHSCTA de Caen : Réouverture… l’expertise des personnels reconnue par Mme la rectrice, dont acte !


Ce mercredi 5 mai s’est tenu un nouveau CHSCTA extraordinaire autour de la crise sanitaire coronavirus et de la réouverture programmée des établissements et services de l’éducation nationale.

Les représentant·es de la FSU ont à nouveau réaffirmé qu’il n’était pas envisageable d’ouvrir les écoles et les collèges si les conditions sanitaires n’étaient pas réunies pour assurer la santé et la sécurité des agent·es et des usagers. Ils ont rappelé que l’objectif premier du ministère est clair, le rôle dévolu à l’école est celui d’une garderie des plus jeunes afin de permettre un retour au travail. Le tout « s’organisant » dans une véritable cacophonie gouvernementale inacceptable qui ne rassure personne.

Les choses semblent cependant désormais stabilisées autour du protocole sanitaire national qui a vu des modifications qui peuvent avoir toute leur importance. Notamment dans la partie concernant le port du masque. « Le port du masque grand public est obligatoire dans toutes les situations où les règles de distanciation risquent de ne pas être respectées ». Cela vaut pour les élèves et les personnels. Mais quid de l’arrivée des masques dans les services et les établissements.

Par ailleurs la présidente du CHSCTA a confirmé que la fermeture d’un établissement ou d’un service pourra être prise si le protocole sanitaire ne peut être mis en œuvre.

Pour le premier degré l’autorité compétente décisionnelle est la collectivité territoriale (arrêté du maire) et pour les EPLE l’Etat (DASEN et Rectrice). L’expertise reconnue sera celle du personnel. Ainsi, si une agent·e constate un manquement au protocole, il prévient son chef d’établissement ou son IEN.

De plus la rectrice souscrit à la remarque de la FSU de laisser aux enseignant·es de terrain la définition du nombre d’enfants que les enseignants jugent possibles d’accueillir

L’autorité académique ou départementale ne se substituera pas à l’expertise pédagogique et organisationnelle des enseignants.

Concernant la responsabilité civile la présidente du CHSCTA précise que l’état protège ses personnels et se substitue à lui. Quant à la responsabilité pénale des agent.es., elle n’est impliquée que si et seulement si un manquement grave et délibéré des consignes sanitaires est établi.

Du point de vue de l’EPS le représentant du SNEP-FSU est intervenu sur la question du port des masques et de l’activité physique ainsi que sur celles des installations sportives et le respect des règles de distanciation dans la discipline. La présidente du CHSCTA a renvoyé la réponse aux écrits d’accompagnement à la réouverture des établissements envoyés par les IA-IPR EPS à la profession. Or force était de  constater qu’aucune communication spécifique n’avait été réalisée sur cet accompagnement en EPS. L’après-midi même nous recevions une communication de nos IA-IPR à ce sujet.

Beaucoup trop de questions restent en suspens sur la mise en œuvre concrète de cette réouverture, peu de réponses ont été apportées mais des assurances ont été annoncées au niveau de la protection des personnels.

Ainsi tout personnel à risque peut se déclarer en tant que tel par la simple production d’un certificat médical de son médecin traitant à son chef de service, IEN ou chef d’établissement, sans que n’y figure de pathologie précisée. C’est la même procédure qui sera appliquée lorsqu’un des membres de la famille d’un·e agent·e est à risque.

Pour les personnels qui n’ont pas de moyen de garde de leur enfant un simple justificatif sur l’honneur lui permettra d’être aussi placé en télétravail.

 

Pour la FSU, dans l’immédiat, les garanties sanitaires ne sont pas satisfaites et les conditions ne sont pas réunies pour une réouverture le 11 mai. L’élaboration sérieuse des conditions d’une éventuelle reprise doit répondre prioritairement aux exigences de sécurité sanitaire, respecter l’expertise pédagogique et professionnelle des personnels et de leur temps de travail.

Réouverture des écoles et des établissements scolaires le 11 mai : mépris des agent.es et des usagers !

Déclaration liminaire de la FSU

Depuis le début de la crise sanitaire les représentant.es des personnels de la FSU sont en relation directe avec les autorités rectorales et les DSDEN afin de les alerter et de faire remonter les multiples difficultés du terrain. Dans la continuité de ces échanges et de ce qui avait été mis en place au travers des visio-conférences hebdomadaires entre les secrétaires des CHSCTA de Caen et de Rouen et les autorités rectorales se tenait le mercredi 29 avril un CHSCTA coronavirus.

La date de tenue de la réunion n’a cessé d’être modifiée au regard de l’actualité et en particulier des annonces du premier ministre.

Après lecture d’une déclaration liminaire, où la FSU soulignait entre autres qu’il n’y avait plus aucun doute sur l’objectif de « garderie » assignée à l’école pour contraindre les parents à relancer l’économie nationale, Mme la Rectrice nous présentait les grandes lignes de la reprise programmée du retour dans les établissements et les services à partir du 11 mai.

Ainsi la présidente du CHSCTA en réponse à l’exigence par la FSU d’un protocole académique décliné du protocole national, affirmait que l’élaboration du protocole académique se ferait dans le cadre strict du national et serait soumis à l’avis du CHSCTA le 6 mai prochain.  Mais aucune réponse précise n’était apportée aux multiplies question des représentant.es sur la mise en œuvre d’une éventuelle reprise du travail en présentiel, la rectrice renvoyant au futur protocole.

Les questions relatives à l’EPS ont bien évidemment été portées notamment celles concernant le respect des gestes barrières, de la distanciation sociale, des installations sportives, du matériel partagé et du port du masque par les collégiens pendant l’activité physique.

Quelle ne fût pas notre surprise de voir diffuser dans la presse, le lendemain du CHSCTA, le document de travail de ce protocole que la présidente du CHSCTA n’a pas estimé nécessaire de présenter aux représentant.es des personnels.

Les injonctions ministérielles se contredisent de jour en jour mais la continuité du mépris des représentant.es des personnels et par conséquent des agent.es de l’académie reste une constante !

La FSU continuera de porter l’exigence à ce que les personnels de l’académie Normande ne retournent sur leur lieu de travail que lorsque toutes les conditions sanitaires seront réunies afin de leur garantir de ne pas se contaminer au travail d’une manière générale, et en particulier lorsqu’ils pourront être équipés d’EPI.

La FSU dans l’action au quotidien.

Sébastien Beorchia


Les inspecteurs santé sécurité au travail ( ISST ) de l’éducation nationale, dans le cadre de leurs missions, peuvent proposer toute mesure qui leur parait de nature à améliorer l’hygiène et la sécurité du travail et la prévention des risques professionnels. Ainsi au regard de la crise sanitaire que nous vivons toutes et tous au titre de leur expertise réglementaire nous vous présentons les quatre fiches qu’ils ont élaborées et transmises à Mme la Rectrice responsable en tant qu’employeur de la santé et de la sécurité des agent.es de l’académie Normandie.

Avis de la FSU sur ces fiches