Bonne année 2020 : faire gagner les alternatives progressistes !

« Les jours heureux » était le titre utopiste du manifeste-programme du conseil de la résistance, adopté dans la clandestinité le 15 mars 1944, dont est issu le modèle social Français actuel (sécurité sociale, retraites par répartition, éducation, paritarisme etc..). Ce texte fondateur écrit dans l’espoir d’une libération prochaine et d’une société plus juste s’appuyait sur une organisation rationnelle de l’économie assurant la subordination des intérêts particuliers à l’intérêt général.

Mais c’est désormais à un inversement total de valeur auquel nous sommes aujourd’hui confrontés avec la mise en avant d’une sur-individualisation clivante à tous les niveaux. Et c’est bien ce processus qui est une nouvelle fois à l’œuvre avec le projet de réforme de retraites par points, car c’est une solidarité mise à mal pour favoriser les assurances individuelles et la capitalisation.

Le texte en terme d’éducation affirmait « la possibilité effective pour tous les enfants français de bénéficier de l’instruction et d’accéder à la culture la plus développée quelle que soit la situation, la fortune de leurs parents, afin que les fonctions les plus hautes soient réellement accessibles… ». La réforme du collège et celle des lycées sont construites à l’opposé de cette vision démocratique et émancipatrice qui supposait un investissement massif de l’état. Ce qui nous est proposé pour cette nouvelle rentrée c’est – 78 ETP (équivalents temps pleins) dans le second degré, notre discipline et le sport scolaire ne seront pas épargnés !

Le modèle social Français et les services publics n’ont plus à démontrer leur efficience et leur modernité. C’est un tout autre « héritage », que celui du conseil national de la résistance inscrit dans l’avenir, que tente de laisser aux générations futures le président de la république par l’ensemble de ses contre-réformes ultra-libérales dont celle des retraites avec « la clause grand-père », celles du système éducatif et le non-respect des engagements climatiques de la France.

Opposons-nous collectivement à ce projet de société construit sur les intérêts particuliers, c’est l’enjeu de cette réforme inique des retraites. Portons partout, des établissements scolaires à la rue, les alternatives progressistes pour qu’elles deviennent effectives.

Sébastien Beorchia

Déconstruction du système scolaire et dé-disciplinarisation de l’EPS : attention danger !

 

Après la réforme du collège et le nouveau DNB c’est la réforme des lycées généraux et professionnels qui se mettent en place avec en point de mire un nouveau baccalauréat. Au-delà de l’inacceptable iniquité induite par ce nouveau modèle et son corollaire parcours-sup, les effets délétères sur la structuration de notre système scolaire apparaissent au grand jour avec par exemple la disparition de la référence « groupe classe » en lycée, substituée par les parcours individualisés des élèves. (suite…)

Bonne rentrée !

 

Les congés d’été sont désormais finis, c’est le temps de retrouver nos élèves !

L’actualité de ces mois de juillet et d’aout, si chauds, a souvent été des plus consternante. Et la rentrée se fait sous le signe d’une pression toujours plus importante sur les personnels, le paritarisme est remis en cause par le projet gouvernemental, cap 2022 s’annonce être celui de tous les dangers pour la fonction publique, le processus de fusion des académies de Caen et de Rouen se fait dans l’opacité la plus complète et les propositions de programmes d’EPS en lycée doivent être rendues par le groupe d’experts du conseil supérieur des programmes. Elles devront être analysées avec la plus grande prudence et si nécessaire mobiliser l’ensemble de la profession pour continuer à exiger de l’ambition pour notre discipline, le sport scolaire et nos élèves. (suite…)

Edito 01-01-18

BONNE ANNEE 2018,
LE CADEAU DU GOUVERNEMENT A L’ACADEMIE : – 87 ETP !

 Le nombre de postes mis au concours du CAPEPS est réduit de 170  et au CTM du 20 décembre dernier les enveloppes de moyens pour les académies sont tombées. Ainsi l’académie de Caen est amputée de – 87 équivalents temps plein pour le second degré ! Et ce dans un territoire économiquement touché et où la poursuite d’étude dans le supérieur est déjà des plus réduite.

(suite…)