Compte rendu CTA du 21 janvier 2018

( Comité Technique Académique)

Lundi 21 janvier était réuni le CTA concernant la préparation de rentrée 2019. Il s’agissait entre autres points, de se prononcer sur l’enveloppe de moyens allouée à l’académie de Caen et donc sur la suppression de pas moins de 119 équivalents temps plein ! Auparavant avaient été plantés dans le jardin du rectorat 119 silhouettes pour l’ensemble des postes détruits.

L’éducation nationale devant, pour rappel « participer à l’effort » de réduction du déficit budgétaire Français par la suppression de 120 000 postes de fonctionnaires dans le cadre de CAP 2022.

La FSU a en premier lieu dénoncé le tour de « passe-passe » ministériel tentant de cacher une grande part des suppressions de postes par l’augmentation du volant d’HSA, manœuvre grossière qui une fois de plus démontre le mépris dont fait part le ministère et les autorités rectorales à l’encontre de ses agents.

Après la lecture de la motion de soutien intersyndicale (FSU-Sud-Education) au secrétaire du CHSCTA exigeant l’arrêt immédiat de ce qui s’apparente de plus à du harcèlement à son encontre de la part du DRH de Caen et des autorités rectorales (cf pj) , les représentants de la FSU ont lu une déclaration liminaire dénonçant et s’opposant aux suppressions de postes, aux réformes des lycées généraux, technologiques et professionnelles sur le fond et leur mise en œuvre , au projet d’imposition d’une deuxième HSA et à l’introduction dans l’article 1 de la dite « loi de confiance pour l’école » d’un devoir de réserve pour les personnels.

Ces points ont été repris par les représentant-es lors des prés de cinq d’heures d’échanges du CTA. Le manque de moyen manifeste pour financer le service public d’éducation y a été démontré notamment au niveau du financement des enseignements de spécialités et options dans les lycées en grande partie pris sur la « marge d’autonomie » des lycées. Ces manques de moyens s’accompagnent d’une dégradation sans précédent des conditions de travail des personnels et d’apprentissage pour les élèves.

Le projet de suppression de postes dans notre académie a été rejeté à l’unanimité des organisations syndicales présentes !

Sur le champ plus spécifique de l’EPS, les représentant-es du SNEP-FSU ont rappelé la nécessité d’introduire un enseignement de spécialité EPS dans l’ensemble des lycées et sont revenus sur le calcul de la quotité de l’IMP de coordination des APSA devant impérativement prendre en compte les HSA. En effet ces dernières, en forte augmentation, sont réservées au face à face élèves et sont donc des heures d’enseignement.

Dans cette période de vote des DHG opposons nous désormais collectivement dans les établissements à toute suppression de postes et dénonçons systématiquement les réformes iniques du gouvernement en termes d’éducation.

Les représentant-es du SNEP-FSU au CTA de Caen.

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