Déclaration CAPA d’avancement du 26/01/2018

Nous sommes à cette première CAPA d’avancement d’échelon après l’application du protocole PPCR. Nous devons redire ici la plus grande justice et équité dans les carrières en classe normale qu’amènent ces nouvelles grilles d’avancement d’échelon. Il n’y aura plus que 2 ans de différenciation possible en lieu et place des 10 années dans les anciennes carrières.
Différences qui n’avaient souvent comme seule raison que la temporalité de la date d’inspection.
Critère qui s’avérait bien être le premier pour départager les carrières, critère qui pénalisait souvent les TZR, les enseignants les plus éloignés géographiquement du rectorat, les femmes.

Oui le système précédent était profondément injuste et ces nouvelles carrières sont un acquis important pour lequel la FSU s’est battue et continue de se battre. Cela réduira également les injustices dans l’accès à la hors classe car les enseignants promus à l’ancienneté au 10ème ou au 11ème du fait d’un retard d’inspection, subissaient une double peine avec un barème d’accès à la hors classe minoré.

Par ailleurs, nous continuons d’affirmer que cette nouvelle carrière est un mieux pour tout le monde. Une analyse sérieuse et approfondie des décrets (des nouveaux indices, du nouveau grade, même si ses conditions d’accès ne sont pas celles que nous souhaitons) ne peut pas aboutir à une autre analyse. Est-ce que cette avancée est suffisante, nous avons toujours dit que cela n’était pas le cas ! Nous continuerons de mener toutes les mobilisations intersyndicales pour continuer une revalorisation plus que nécessaire de notre métier.

Par contre les problèmes que posaient les anciennes carrières risquent de se retrouver ici sur les 2 « accélérations ».

Comment attribuer à seulement 30% de la profession une bonification d’un an ?

Nombre d’enseignants vont à juste titre ressentir comme une injustice le fait de ne pas être bénéficiaire. Le mérite s’arrête-t-il à 30% des enseignants ?

Là encore nous avons des notes qui correspondent à des dates d’inspection très différentes d’un enseignant à l’autre(2009 à 2017). Il aurait été juste que toutes les notes pédagogiques aient été réactualisées et réalisées sur le même échelon !

Dans les nouveaux rendez-vous de carrière, comment cela se passera si des enseignants n’ont pas pu être évalués ? Comment cela va-t-il se passer pour les enseignants en congé parental qui conservent la première année le droit intégral à l’avancement ? Comment cela va-t-il se passer pour les enseignantes en congé maternité ?

Le SNEP-FSU continue de revendiquer un avancement unique pour toutes et tous, au meilleur rythme ce qui en plus de travailler en confiance allégerait le travail des rectorats et de nos supérieurs hiérarchiques sur ces rendez-vous de carrière.

Nous continuons de demander à ce que la hors classe et la classe exceptionnelle soient intégrées dans une grille indiciaire revalorisée, débutant à l’indice de l’actuel 5e échelon avec translation vers le haut de toute la grille.

Sur les reliquats, plusieurs académies ont obtenu leur utilisation (Bordeaux, Toulouse, Versailles, 29ème base). Dans notre académie, nous avons un reliquat de 0,9 pour le passage du 8ème au 9ème échelon. Le collègue concerné a le même barème (92,300 points) que le dernier promu. Son seul « démérite » n’est de peser en pourcentage que 0,9 au lieu de 1. Nous proposons de respecter son barème et de le promouvoir pour le passage au 9 échelon.

Les commissaires paritaires du SNEP FSU

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