Déconstruction du système scolaire et dé-disciplinarisation de l’EPS : attention danger !

 

Après la réforme du collège et le nouveau DNB c’est la réforme des lycées généraux et professionnels qui se mettent en place avec en point de mire un nouveau baccalauréat. Au-delà de l’inacceptable iniquité induite par ce nouveau modèle et son corollaire parcours-sup, les effets délétères sur la structuration de notre système scolaire apparaissent au grand jour avec par exemple la disparition de la référence « groupe classe » en lycée, substituée par les parcours individualisés des élèves.

C’est alors d’une part, le rôle de professeur principal, du conseil de classe et celui de délégué qui sont remis en cause mais aussi et surtout, d’autre part, la finalité d’un projet de formation du citoyen et sa place dans la société, assignée à notre système scolaire qui est requestionnée.

Ainsi dans un tel contexte, qu’en est-il de notre discipline dans cette « école de la confiance » avec la disparition de l’évaluation au DND, le refus du gouvernement d’intégrer une spécialité EPS au lycée et le retour du projet de « cours le matin et sport l’après-midi » ?

Le libellé même du dispositif dit tout ! L’EPS n’est pas un enseignement !

Les pièces du puzzle se mettent en place, et c’est bien à un véritable processus de dé-disciplinarisation de l’EPS que nous sommes confrontés.

Ainsi, le rapport de la Cour des Comptes publié le 12 septembre semble aller dans le même sens car il ne vise rien d’autre qu’à mettre l’EPS sous la coupe des instances sportives et à récupérer, au passage, au moins une partie de l’horaire d’enseignement des professeurs d’EPS.

N’acceptons pas l’inacceptable. Affirmons collectivement et quotidiennement notre statut d’enseignant-e-s d’EPS au service de la réussite de toutes et tous les élèves au sein d’un service public d’éducation progressiste.

Sébastien Beorchia.

 
 
 
 
 
 

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