EDITO : La Fonction publique un contrat social au service de l’intérêt général !

Ensemble ils et elles sont 5,2 millions, fonctionnaires ou agents, exerçant leur activité dans les services de l’État, les écoles, les hôpitaux, les collectivités territoriales et des établissements publics au service de l’intérêt général.

Le statut des fonctionnaires est une garantie pour chaque citoyen, les agents qui sont fonctionnaires ont cette particularité d’être régis par un statut et non par un contrat. Ce statut protecteur a tiré les enseignements de l’histoire, et notamment la nécessité de garantir la continuité, l’adaptabilité mais aussi l’égalité d’accès au service public. Il garantit les fonctionnaires contre les pressions qui pourraient être exercées à leur encontre au détriment de l’intérêt général et au profit de quelques intérêts particuliers.

Services publics et agents publics constituent l’un des principaux instruments de transformation de la société.

La norme sociale de référence du président de la république est celle qu’il a définie par la réforme du code du travail : le contrat individuel conclu entre un salarié et un patron. Norme qu’il souhaiterait ériger en ultime référence aussi bien dans le public que dans le privé. Par la substitution du contrat à la loi c’est une véritable rupture du contrat social qui est opérée.

Oui le statut de fonctionnaire doit évoluer, mais en fonction de l’évolution des besoins, du contexte national et international. Cette évolution ne saurait s’inscrire dans la perspective bornée d’un « libéralisme » regardé comme horizon indépassable. Ainsi Anicet Le Pors rappelle que « Nous sommes dans un monde d’interdépendances, d’interconnexions, de coopérations et de solidarité qui se concentrent, en France, dans une idée enracinée dans notre histoire et notre culture : le service public. Là est la modernité ! ».

De même, sous couvert de modernité, la politique du ministère des sports en appliquant les recettes ultra-libérales Anglaises de ciblage des potentielles filières médaillables rompt avec l’ambition de la démocratisation et de l’émancipation par la pratique sportive. Et déjà commence à se faire entendre la petite musique autour du rôle de l’EPS.

Alors les 9 et 18 mai prochain il en va de l’intérêt général, mobilisons-nous !

Sébastien Beorchia, secrétaire académique du SNEP-FSU Caen.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *