Mouvement « intra » 2018

Le 19 juin s’est tenue la FPMA pour le mouvement intra 2018.
Comme nous le disons chaque année, nous nous attachons à utiliser les mêmes règles pour toutes et tous les candidat-e-s à mutation : le barème stricto sensu, seul critère objectif pour le respect du droit, assurant l’équité de traitement.

En analysant les documents de travail du rectorat, nous nous sommes rapidement aperçus qu’il y avait des erreurs flagrantes d’affectations par rapport aux barres d’entrée dans les groupements de communes.

Depuis que je suis commissaire paritaire (2004), c’est la première fois que l’algorithme du rectorat commet autant d’erreurs.

Après d’âpres discussions avec l’administration, en amont de la FPMA, nous avons réussi à en faire corriger plusieurs. Mais certaines ont malheureusement pu nous échapper. En effet, deux jours de travail pour étudier dans le détail un projet de mouvement truffé d’erreurs n’ont certainement pas été suffisants.

Sur les 166 collègues qui ont réalisé une demande de mutation, 73 l’ont obtenu avec plus ou moins de satisfaction. Grâce aux seules propositions du SNEP-FSU et après 1h45 d’argumentation ardue et vive, 7 mutations supplémentaires et 3 améliorations de vœux ont été validées par l’administration.

Dans notre déclaration liminaire (consultable sur ce site), nous avons demandé à l’administration le déblocage des postes du lycée Rostand, lycée Victor Hugo de Caen et du collège Malraux de Granville. Ces trois établissements ont 20h d’enseignement à assurer à la rentrée. Nous étions en mesure de présenter « les différentiels ». Le déblocage des postes aurait permis 5 mutations supplémentaires et 13 améliorations de vœux. La DPE et le DRH nous ont répondu qu’ils n’étaient pas responsables des moyens et que ce n’était pas le lieu pour créer ou débloquer des postes.

Nous tenons donc à vous alerter. Ce sont les chefs d’établissement qui demandent la neutralisation ou la suppression des postes. Ce sont eux aussi, sous la pression des équipes enseignantes, qui peuvent convaincre l’administration de maintenir ou ouvrir au mouvement les postes vacants.

C’est comme cela que certains postes, pourtant à complément de service, ont été mis au mouvement et que d’autres bien plus solides ont été bloqués.

Un refus collectif des HSA est primordial, indispensable, incontournable, vital … pour que le chef d’établissement ne puisse pas  faire croire qu’il n’y a pas assez « d’heures poste » (en EPS) et demander une fermeture ou neutralisation du poste.

(exemple :

  • Un collègue part en retraite.
  • 17 heures sont à effectuer en EPS.
  • Ses collègues acceptent de se répartir 12 HSA.
  • Il reste 5 heures à réaliser …peut-être par un TZR.
  • Le chef d’établissement peut alors expliquer qu’il vaut mieux bloquer voire supprimer ce poste.)

Avec le SNEP-FSU, seul le SE-UNSA, qui a un élu, peut intervenir en CAPA et FPMA. Mais en arrivant avec 40 minutes de retard, après l’étude du mouvement de la Manche, il est difficile de prétendre défendre les collègues.

Vous avez raison de donner votre confiance au SNEP-FSU, vous aurez l’occasion de le montrer dans quelques mois avec les élections professionnelles.

La commission traitant des demandes de révision d’affectation aura lieu le 29 juin à 9 h.

N’hésitez pas à nous contacter pour vous aider dans vos demandes.

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