Tous dehors ?

« Toujours plus vite, plus haut, plus fort » : J.M Blanquer semble s’être réapproprié la devise olympique… Il donne le « meilleur » de lui-même pour casser le service public d’éducation et placer l’EPS au dehors d’une école qu’il désire à deux vitesses et recentrée sur « l’essentiel », profitant en cela du contexte sanitaire.

Ainsi, le Ministre continue dans des prises de décisions incompréhensibles qui mettent en difficulté l’ensemble des personnels et qui nuisent aux études des élèves à court et à long terme.

Mais le 26 janvier, près d’un enseignant.es sur deux, du second degré, étaient en grève et manifestaient dans les rues. La profession de l’académie se mobilisait devant les DSDEN et les grilles du Rectorat en bottes et cirés pour demander la réouverture des installations sportives.

A. Touraine décrit les conséquences du néolibéralisme comme la transformation d’une société pyramidale, aux relations hiérarchisées, réparties entre le haut et le bas, vers une société réticulaire où les relations s’établissent entre ceux qui se trouvent à l’intérieur du réseau (in) et ceux qui ne sont pas connectés (out). J. Donzelot et M.C Jaillet prolongent et dépassent cette analyse à partir de l’étude des dimensions spatiales de l’exclusion dans la sphère urbaine, renvoyant chacun dans son propre « entre soi ».

Collectivement, signifions notre refus de ce modèle de société. Collectivement, signifions notre refus de voir l’EPS et le sport scolaire placés à la marge du service public d’éducation !

Sébastien Beorchia, secrétaire académique du SNEP-FSU Caen

 

 

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *