Vaccination et pass sanitaire

Pour lutter contre la propagation du virus, la vaccination reste un outil important qu’il est nécessaire de développer tout comme la recherche médicamenteuse pour soigner les personnes infectées. Par ailleurs, s’agissant d’une épidémie qui touche l’ensemble du monde, une politique cohérente doit passer par la levée des Brevets afin que le vaccin soit également accessible aux pays pauvres. Dans l’intérêt général, l’accès à la vaccination doit être possible et facilité sur tout le territoire. Faire des profits sur la pandémie est inadmissible.

Le fait d’imposer un pass sanitaire pour permettre d’accéder à certains services, aux transports, aux loisirs… génère des problématiques qui clivent dangereusement la population entre celles et ceux qui en seront possesseurs et les autres. Opérant une fracture supplémentaire dans la société, générant encore plus de discorde, fragilisant la cohésion sociale, le pass sanitaire doit être abandonné. Cet abandon est d’autant plus nécessaire que les conditions de la mise en œuvre des vérifications sont renvoyées aux acteurs locaux. Ce sont donc les citoyens eux-mêmes qui valident ou non les accès à d’autres citoyens… Par ailleurs il comporte de graves remises en cause du droit du travail et limite les libertés, son imposition n’est pas acceptable ! L’OMS continue de préconiser partout de convaincre sur l’importance de la vaccination plutôt que de contraindre, nous souscrivons à cette façon de faire.

Sur cette question, le ministre Blanquer continue à entretenir des réalités alternatives. Selon ses déclarations, le pass sanitaire n’est pas demandé dans l’éducation nationale mais nous pouvons constater que dès la première AG UNSS, il sera obligatoire. Là encore, ce n’est pas acceptable.

Ne nous trompons pas de combat en nous enfermant uniquement dans ces débats sanitaires qui masquent toutes les questions sociales, de justice et de nécessaire transition écologique. Ils sont importants et il faut s’en emparer mais il ne faut pas occulter les dégradations que les politiques néo-libérales ont fait subir à nos services publics. Si l’Ecole et nos cours d’EPS vont être impactés, l’auraient-ils été autant si les classes étaient moins chargées, les personnels plus nombreux, les espaces de travail mieux pensés et rénovés… Investir dans l’Ecole, investir dans l’hôpital, investir dans la recherche est indispensable pour l’avenir.

Eric Jouffret – S3 Rouen

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